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Accueil > Convergences révolutionnaires > Numéro 130, janvier-février 2020 > La grève de 2019-2020 > Les grévistes en action

La grève de 2019-2020

Les grévistes en action

Les cheminots de Saint-Lazare débarquent à PSA Poissy !

Mis en ligne le 21 janvier 2020 Convergences Politique

Dès le début du mouvement, les choses étaient claires dans la tête de tous les cheminots grévistes : s’ils entraient dans la bataille, c’était bien pour lutter contre une réforme globale nuisible à tous, salariés du public comme du privé. Une fois en grève, s’est ainsi posée très vite la question des possibilités d’extension du mouvement à d’autres secteurs de la classe ouvrière. Sur le terrain, la grève à la gare Saint-Lazare a ainsi été rythmée par un ensemble d’initiatives et d’actions en direction des lieux de travail.

Ce mercredi 8 janvier, les ouvriers de PSA Poissy, de retour au travail après deux semaines de fermeture de l’usine, ont ainsi eu droit à un comité d’accueil sortant de l’ordinaire. Aux côtés de militants syndicaux de l’usine, plus de 100 grévistes, essentiellement des cheminots des gares de Saint-Lazare et d’Achères, mais aussi de la RATP et de l’éducation nationale, et quelques-uns de leurs soutiens étudiants, les attendaient aux portes de l’usine. Pour les cheminots grévistes, aller s’adresser aux ouvriers de la plus grosse usine automobile d’Île-de-France, qu’ils desservent par Saint-Lazare, était une occasion à ne pas manquer pour tenter de populariser et élargir leur mouvement. Expliquer la réforme, appeler les salariés de Poissy à se mobiliser à leurs côtés : à bien des portes, sous un soleil hivernal, les chasubles de toutes les couleurs se sont mélangées, les discussions se sont multipliées.

Très vite, une première confirmation : le soutien à la grève est bel et bien massif. Pour la majorité des ouvriers de Poissy, aucune illusion sur la réforme qui est comprise pour ce qu’elle est, une nouvelle attaque contre tous les travailleurs. Le succès d’une collecte organisée une semaine plus tard par les militants syndicaux de l’entreprise pour la caisse de grève des cheminots témoignera du réel soutien dans l’usine aux grévistes cheminots d’Achères et Saint-Lazare : presque 3 000 euros ont été versés.

Mais aux portes de l’usine, entre deux slogans entonnés par les grévistes, les discussions ont aussi dépassé la seule réforme des retraites. Kim, un jeune conducteur de train, gréviste depuis le 5 décembre, est ainsi marqué par la description que lui livre un ouvrier de la peinture, et le détail des attaques de la direction dans l’usine : « Il m’a raconté qu’ils ont dégagé les intérimaires, qu’il y a plein de journées de chômage technique, et là qu’ils viennent de supprimer l’équipe de nuit… On se rend vraiment compte qu’on subit partout les mêmes attaques ». Malgré les différences d’entreprise et de statut, s’impose la conscience d’appartenir au même camp face aux patrons et à Macron.

Dans le train de retour vers Saint-Lazare, le moral des cheminots est au beau fixe. Renforcés dans leur certitude qu’ils se battent dans l’intérêt de tous les salariés et regonflés par le soutien manifesté par les ouvriers de PSA. Et avec l’espoir de convaincre les salariés des secteurs moins mobilisés de les rejoindre plus massivement dans le mouvement.

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