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DOSSIER : La Russie de Poutine : le prix de la restauration capitaliste

La Russie de Poutine : le prix de la restauration capitaliste

Mis en ligne le 26 septembre 2006 Convergences Monde

Du 15 au 17 juillet s’est tenu à Saint-Pétersbourg le sommet du G8, sous la présidence de son nouveau membre, Vladimir Poutine. Au menu offert à ses hôtes, mousse de langouste et sorbets à l’estragon. Le reste de la partie a été moins réussi. En plat de résistance « la sécurité énergétique mondiale », mais Moscou aurait refusé de se plier aux exigences de la Charte de l’énergie, en accordant le libre accès des sociétés étrangères à ses gazoducs, dont jusque là l’État russe tient à garder le monopole. Le flop du sommet n’est cependant pas dû à la seule Russie : sur l’électricité d’origine nucléaire, c’est entre l’Allemagne d’un côté, les USA, l’Angleterre et la France de l’autre, que le courant n’est pas passé.

Mais même avec un fauteuil au G8, la Russie est encore bien loin d’avoir retrouvé son rang de superpuissance. Puissance, elle l’est restée d’un certain côté, par son étendue, par sa force militaire (même si celle-ci aussi a grandement baissé) et par son rôle régional vis-à-vis de son « étranger proche », les autres républiques de l’ex-URSS. Sur le plan économique par contre, c’est plutôt à la place qu’y ont déjà un Mexique ou un Brésil que la Russie est entrée dans le monde capitaliste.

Et si une poignée de nouveaux grands bourgeois russes figurent au palmarès des plus grandes fortunes mondiales, si une banque publique russe s’est acheté 5 % des actions d’EADS, la restauration du capitalisme s’est d’abord traduite par un effondrement de l’économie dont, 15 ans après, la Russie ne s’est toujours pas relevée.

Ceux qui en ont payé la note, ce sont les travailleurs, les retraités, ceux qui connaissent aujourd’hui le chômage et une pauvreté pire qu’avant. Démoralisée et désorientée par des dizaines d’années de dictature stalinienne (soi-disant au nom des ouvriers !), la classe ouvrière russe n’a riposté qu’au coup par coup à l’aggravation de ses conditions d’existence, mais sans perspective, sans programme ni organisations politiques pour contrer les licenciements, les privatisations, le dépeçage des richesses du pays au profit d’une nouvelle bourgeoisie. Elle a aujourd’hui en face d’elle les mêmes ennemis que nous.

23 septembre 2006

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