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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 59, septembre-octobre 2008

Editorial

L’urgence

Mis en ligne le 2 octobre 2008 Convergences Politique

Pour les travailleurs la première année de présidence Sarkozy avait été désastreuse. La seconde se présente pire. Déjà cet été Fillon a fait passer une nouvelle législation qui permet aux patrons d’allonger le temps de travail, augmenter les heures supplémentaires et raccourcir les congés. On ne peut même pas dire qu’il l’a fait en douce puisqu’il a pris la peine, juste avant la période des congés, de trouver l’accord honteux des plus grandes centrales syndicales.

En cette rentrée les patrons et le gouvernement pouvaient donc y aller gaiement. Ils y vont.

Réductions d’emplois un peu partout à commencer chez Renault, mais aussi dans l’Éducation nationale ou la Santé et du coup le nombre de chômeurs qui remonte par dizaines de milliers.

Privatisation annoncée de La Poste, avec ce que cela veut dire d’aggravation des conditions de travail pour les employés et de détérioration supplémentaires du service pour les usagers.

Et pour couronner le tout, le pouvoir d’achat qui s’amenuise pour tout le monde, salariés, chômeurs, retraités, Rmistes… sauf sans doute les plus riches dont les revenus et le patrimoine sont toujours protégés par les réductions d’impôts accordées par Sarkozy depuis un an et par les niches fiscales aménagées par tous les gouvernements de gauche et de droite depuis… personne ne se rappelle plus quand.

Et maintenant la crise économique, celle qui va servir à justifier tous les mauvais coups passés et à venir. Quand Bush annonce qu’il va falloir trouver 1 000 milliards de dollars pour sauver le système financier, ce n’est pas seulement à la population américaine qu’il annonce les sacrifices, mais au monde entier. Et c’est bien ce qu’ont compris les gouvernants du monde entier qui, plus ou moins hypocritement, appuient son chantage et répercutent son avertissement auprès de leurs peuples.

La crise économique va justifier les mauvais coups ? Oui, si nous marchons dans leur baratin, si nous acceptons l’idée que leur système est quand même le seul possible et que la meilleure chose à faire est de s’incliner, voire d’aider ceux qui prétendent le sauver. Non, si nous sommes conscients que ce n’est pas la mécanique bien (ou plutôt mal) huilée du capitalisme qui décide de notre sort, mais la lutte de classe.

Ce sont nos combats qu’il s’agit de préparer.

Ils sont nombreux et à mener sur tous les plans : chômage, privatisation des services publics, logement, école, santé, transports, temps de travail, conditions de travail, etc.

Si nombreux même qu’il y a un piège qui nous attend : celui de conduire chacun le sien ou celui qui lui paraît le plus immédiat, sans trop se préoccuper des autres. Une manière assez sûre de les perdre tous.

En fait tous ces problèmes sont liés et dérivent tous de la même cause : l’exploitation capitaliste. Pour insister sur ce lien, Arlette Laguiller et LO, puis Olivier Besancenot et la LCR ont avancé naguère l’objectif d’un plan d’urgence définissant les principales revendications actuelles du monde du travail. C’est l’objectif à remettre à l’ordre du jour, sans guère de changement tant les problèmes sont restés les mêmes, simplement bougrement aggravés, et les solutions aussi : de l’interdiction des licenciements à la nécessité d’instaurer le contrôle des travailleurs sur les comptes de l’administration comme des entreprises.

Non, ce n’est pas l’objectif qui manque à la classe ouvrière pour un mouvement d’ensemble. Peut-être la conscience qu’il y a bien un objectif commun. Et certainement la confiance en ses propres forces pour l’imposer. Aux révolutionnaires d’aider à surmonter ces obstacles. Par exemple, en conduisant en cette rentrée une campagne systématique, en direction des travailleurs comme de toutes leurs organisations, sur la revendication devenue majeure de l’augmentation des salaires, des retraites et de tous les minima sociaux.

28 septembre 2008

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