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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 113, juin-juillet-août 2017

Interview

GM&S : ce que disent les grévistes

Mis en ligne le 9 juin 2017 Convergences Entreprises

  • Comment est organisée votre lutte ?

« C’est la CGT qui organise tout à tous les niveaux, et les décisions sont prises en assemblée générale avec une participation allant d’une centaine à plus de 200. Beaucoup de monde met la main à la pâte pour aider à tout ce que l’on fait. On bosse plus qu’au boulot, mais au moins c’est pour nous. Et puis, comme ce n’est pas la première fois qu’on lutte, on est de plus en plus soudé et bien rodé ! »

  • Est-ce que la manif réussie du mardi 16 vous a été utile ?

« Oh que oui ! Ça montre qu’on n’est pas tout seul, qu’on est bien soutenu. Ça m’a fait chaud au cœur. »

« Moi, j’ai eu les larmes aux yeux de voir tout ce monde venu nous soutenir. »

  • Et le soutien de Mélenchon et de Poutou ?

« C’est très bien qu’ils soient venus, ils ont multiplié la présence des journalistes, ça fait encore plus parler de notre lutte. Je n’ai pas suivi tout ce qu’ils ont dit, mais j’étais très content de les voir avec nous. »

  • Est-ce que vous envisagez de joindre les autres entreprises comme Whirpool, Tati ou Vivarte qui sont dans la même situation pour regrouper les forces ?

« Aucune idée, peut-être que c’est possible, je ne sais pas… Mais quand on peut, on aide. On a été soutenir l’hôpital d’Aubusson, les agents du CHU de Limoges quand ils étaient en grève. Ici à La Souterraine, on est avec les gars de la SNCF qui se battent contre la fermeture de la gare. »

  • Pourquoi piéger l’usine ?

« À chaque reprise, on se fait avoir. Les patrons rachètent pour « un euro symbolique », pillent la boite et se cassent. Le pire c’était Altia. Ils nous ont tout pris et les dirigeants ont mis les bâtiments en SCI (société civile immobilière) et continuent à ponctionner 240 000 € par an. Personne ne fait rien ! Alors, si on a piégé, c’est pour se faire entendre et s’il n’y a pas de solutions, à quoi bon leur faire cadeau de l’usine. »

Propos recueillis par Hubert, du comité NPA de Limoges

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Numéro 113, juin-juillet-août 2017

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