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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 120, juin-juillet-août 2018 > SNCF

SNCF

En réponse à Révolution Permanente

Mis en ligne le 14 juin 2018 Convergences Entreprises

Comme nos camarades, avec d’autres, ont critiqué les motions « d’interpellation » proposées à l’Inter-Gares, le CCR, une tendance du NPA qui publie en ligne Révolution Permanente (RP), en déduit dans un article du 29 mai que nous serions « complices », malgré nous (ouf !), de la « politique [des directions syndicales] qui mène à la défaite »  [1].

Pour le CCR, l’interpellation des directions syndicales est un passage obligé dans la construction d’une grève qui déborde les limites que ces directions syndicales ont elles-mêmes fixées, car cela permettrait « soit qu’elles mobilisent effectivement et se rangent clairement du côté du “retrait du pacte ferroviaire”, soit de faire tomber les masques et faire progresser la conscience des travailleurs du Rail pour qu’ils prennent effectivement leurs affaires en main ».

Cette alternative est fausse en général : aucune motion ne permettrait en soi que les directions syndicales « mobilisent effectivement » et « se rangent clairement » du côté des intérêts des travailleurs en lutte. Seule la pression d’une fraction organisée du mouvement, capable de commencer sans attendre à mettre en œuvre une politique alternative, à même d’entraîner le reste des grévistes, peut décider les directions à appeler à la mobilisation « effective », non pas pour « se ranger clairement » du côté du mouvement mais pour en reprendre fermement la tête afin de pouvoir le freiner.

Reste donc le deuxième terme dont l’argument est explicité plus loin : « Il s’agit donc non pas de “semer des illusions” mais précisément, par le contraste entre des demandes qui peuvent apparaître légitimes et le refus des directions de changer de cap, d’accélérer l’expérience de la base avec les directions. » Voilà un raisonnement bien extérieur au mouvement lui-même. Ce serait en militant sur une politique dont on sait qu’elle représente une impasse, donc sur la base d’une expérience négative, que la conscience politique des travailleurs pourrait être renforcée ? Les grévistes auraient alors autant de raisons de se retourner vers ceux qui les ont incités à mener cette politique pour leur demander des comptes et nous en serions pour nos frais !

Le CCR sous-entend que nous refuserions par principe tout type d’interpellation, alors que nos arguments portent précisément sur le mouvement et la situation en cours. À l’inverse, RP fait totalement l’impasse sur la situation concrète et notamment sur les relations entre l’Inter-Gares, Sud-Rail et la CGT que nous discutons plus haut.

Quant à l’idée que notre courant n’oserait pas critiquer la politique des directions syndicales, les lecteurs de Convergences Révolutionnaires jugeront !

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Numéro 120, juin-juillet-août 2018

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