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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 12, novembre-décembre 2000

Editorial

Editorial : contre le chômage et pour les augmentations de salaires, Tous ensemble pour une autre répartition des richesses !

Mis en ligne le 1er décembre 2000 Convergences Politique

La question de l’assurance chômage, après accord entre patronat, gouvernement et certains syndicats, se conclut par une victoire contre tous les travailleurs, avec ou sans emploi.

Le droit à un revenu de remplacement n’est plus. Pour être indemnisés, les chômeurs devront signer le PARE, et s’engager dans une « recherche active d’emploi ». Dans le même temps les signataires trouvent de l’argent pour financer les entreprises qui embaucheront. Bref, les chômeurs licenciés par les patrons sont pressurisés pendant que les entreprises qui sont responsables des licenciements auront des aides financées par les cotisations ouvrières ! En outre la volonté que les chômeurs prennent n’importe quel emploi est renforcée par la décision de principe de mettre en place après négociation par branche des CDD de 18 mois à 5 ans, du type des emplois-jeunes.

Avec la reprise économique, l’offensive patronale et gouvernementale continue

Le patronat a gagné sur l’essentiel, en sachant laisser tomber l’accessoire. Les organisations syndicales signataires, et notamment la CFDT, ont été des alliés loyaux du patronat contre les chômeurs et l’ensemble des travailleurs dans les échanges avec le gouvernement. Et ils ne désespèrent pas d’engager les deux absents, FO et la CGT, dans le processus. Le Medef a dans l’immédiat obtenu ce qu’il voulait : éviter que le petit début de reprise économique et de diminution du chômage exerce une pression trop forte sur les salaires et les exigences des travailleurs.

La mobilisation sur les salaires est à l’ordre du jour

Car leur souci est de voir les travailleurs se mobiliser pour les salaires. A juste titre.

En s’appuyant sur le chômage de masse et la politique des gouvernements successifs des vingt dernières années, le patronat a réussi un exploit : faire reculer la part des salaires dans la valeur ajoutée de plus de 10 %, autrement dit, de faire baisser les revenus des salariés d’au moins 2500 francs par mois (voir notre article pages 4 à 8). Ils ont réussi à ce que 1,8 million de salariés soient caractérisés à juste titre comme pauvres. Or le gouvernement, le patronat et la direction de la CFDT osent discuter de l’utilisation des excédents contre les travailleurs et les chômeurs au moment où les bénéfices explosent et la reprise économique est insolente. Il n’y a rien de bon à attendre de leurs tractations.

L’heure est au changement de rapport de force. Pas question que les salariés acceptent qu’on oblige les chômeurs à prendre n’importe quel boulot, ni continuent de subir la précarité qui les divise. Pas question que les salariés acceptent que l’augmentation du pétrole annule les effets des petites hausses de salaires obtenues. Pas question que les clauses de blocage des salaires ou de modération salariale contenues dans les accords 35 heures s’appliquent !

Il faut une offensive d’ensemble pour des augmentations uniformes de salaires d’au moins 1500 francs pour tous (ou même 2000 francs par mois, ce qui correspondrait mieux aux pertes subies depuis quinze ans) ; pour un SMIC à 10 000 francs et des minima sociaux élevés.

De nombreux mouvements épars sur les salaires ont déjà lieu. Il est urgent de chiffrer nos revendications, de les unifier, et de confirmer les craintes du patronat en cette période de reprise : une lutte offensive d’ensemble pour l’augmentation générale des salaires.

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