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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 14, mars-avril 2001 > DOSSIER : France-Afrique : Le pillage continue

DOSSIER : France-Afrique : Le pillage continue

Sur fond de guerre, de misère et d’oppression : les trusts français comme larrons en foire

Mis en ligne le 1er avril 2001 Convergences Monde

L’Afrique réalise aujourd’hui 2% du commerce international seulement. Méfions-nous cependant de ces statistiques : en Afrique plus qu’ailleurs, les multinationales excellent à ne pas tout déclarer. En outre, si les productions africaines sont faiblement valorisées sur le marché mondial, c’est justement tout leur attrait pour les trusts : mini-prix, maxi-profits. Pour les grandes entreprises françaises, l’Afrique reste bien une terre d’abondance.

Une poignée de grands groupes détient aujourd’hui des intérêts cruciaux en Afrique : exploitation minière et pétrolière, BTP, services collectifs, bois, tabac et plantations font partie de leurs secteurs de prédilection. Le BTP français demeure leader mondial à l’exportation notamment grâce à l’Afrique qui absorbe un sixième du total. 25,4% du chiffre d’affaires de Bouygues est réalisé au sud de la Méditerranée, mais 52% pour ses filiales de services collectifs et 55% pour Bouygues Offshore. En Côte d’Ivoire, près de 40% des investissement annuels sont français, plus que toutes les entreprises ivoiriennes réunies.

En Afrique de l’Ouest, le dépeçage de pans entiers des services publics se poursuit : eau, électricité, chemins de fer entre autres tombent dans l’escarcelle des Bolloré, Vivendi et autres Bouygues qui renforcent leurs positions de monopoles. N’oublions pas aussi la face obscure : trafics d’armes, de drogue, blanchiments d’argent, spéculations en tous genres et saccage du patrimoine naturel (comme la forêt camerounaise, livrée à l’appétit de gros forestiers sans vergogne).

Les firmes françaises s’accommodent généralement très bien de la valse des dirigeants. Ils l’intègrent à leurs stratégies, misant sur tel ou tel poulain, et de préférence sur tous. Ainsi, pendant les longues années d’opposition à Abdou Diouf, le PDS de son successeur Wade a été hébergé dans une tour de La Défense par une société de Pierre Aïm, partie intégrante de la galaxie Bolloré !

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