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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 14, mars-avril 2001 > DOSSIER : France-Afrique : Le pillage continue

DOSSIER : France-Afrique : Le pillage continue

Les multinationales pharmaceutiques déclarent la guerre aux malades du Sida

Mis en ligne le 1er avril 2001 Convergences Monde

Une épidémie galopante

En 2000, 80% des personnes décédées du Sida dans le monde sont africaines. Le pourcentage d’adultes entre 15 et 49 ans porteurs du virus est de 25% au Zimbabwe, 20% en Namibie, plus de 15% en Zambie, au Mozambique,... plus de 10% en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Kenya,... près de 10% en Afrique du Sud...L’Afrique subsaharienne concentre le plus grand nombre de porteurs du virus du monde. C’est l’Afrique des villes et des bidonvilles, des migrations, des exodes forcés qui est la plus frappée : dans certaines villes ces chiffres peuvent dépasser 30%.

Les malades sont principalement dans les pays pauvres, les traitements dans les pays riches.

Aux Etats Unis l’apparition de l’AZT en 1987 a stabilisé le nombre de décès, celle de la trithérapie en 1996 l’a fait diminuer de plus de 30%. Rien de tel en Afrique subsaharienne où ils ont été multipliés par 15 dans la même période pour atteindre 2 400 000 en 2000. Ce n’est pas une fatalité : les politiques d’ajustement structurel ont provoqué l’effondrement des dépenses de santé, de 50% dans la décennie 80-90 selon l’Unicef. Au Zimbabwe, le coût de traitement aux tarifs utilisés dans les pays riches représenterait 3 fois le PNB total du pays ! Les pays africains manquent de tout, de médicaments, de tests, de préservatifs. Sur le marché des médicaments anti-Sida, l’Afrique ne représente que 1,3 % des ventes, soit 3,5 milliards de dollars, contre 100 milliards pour l’Europe, et 169 pour l’Amérique du nord.

Les trusts pharmaceutiques veulent interdire les médicaments bon marché.

Il existe des copies bon marché des médicaments anti-Sida permettant un traitement pour des millions de malades. Cette production contrevient aux règles de l’OMC : un monopole de 20 ans aux « inventeurs » pour vendre au prix qu’ils veulent. La loi Sud Africaine qui permet l’importation de ces copies est attaquée par 39 géants de l’industrie pharmaceutique (dont le groupe français Aventis), ceux qui font annuellement près de 400 milliards de dollars de bénéfices. Il est hors de question pour eux que des millions de vies soient sauvées au détriment de leurs bénéfices. Le choix qu’ils veulent imposer aux pays africains est simple : mourir ou importer leurs médicaments à leur prix.

Charles PAZ

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Réactions à cet article

  • JE TROUVE CELA ABERRANT QUE LES MULTINATIONALES PENSENT, AVANT DE PENSER A LA SANTE DE MILLIONS DE PERSONNES, D’ABORD A FAIRE DU PROFIT.NE SOMMES NOUS PAS A LA MêME ENSEIGNE DEVANT LA MALADIE ? ET SI LES GROS PATRONS VIVAIENT DANS LES MêMES CONDITIONS QUE CES MALADES DU SIDA EN AFRIQUE,ILS SE RENDRAIENT COMPTE DES DIFFICULTES QUOTIDIENNES DE CES PERSONNES MAIS AUSSI DES POUVOIRS PUBLICS AFRICAINS QUI SE RETROUVENT SANS RESSOURCES FINANCIERES DEVANT TOUS LES REMEDES QUI POURRAIENT AMELIORER LES CONDITIONS DES MALADES ET REDUIRE LE TAUX DE MORTALITE Dû A CETTE MALADIE INSIPIEUSE QU’EST LE SIDA.Où VA CONDUIRE CETTE REACTION DES MUTINATIONALES ? LE MONDE VA T IL CONTINUER A SE DIVISER EN DEUX ? LES RICHES VONT ILS DECIDER DE LA VIE DE MILLIONS DE PERSONNES. IL EST TEMPS DE PRENDRE CONSCIENCE DE L’IMPORTANCE DE LA SANTE EN AFRIQUE ET DE METTRE EN QUARANTAINE CES ENTREPRISES QUI GOUVERNENT LE MONDE ET DE METTRE FIN A CE TRISTE CARNAGE !

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