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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 14, mars-avril 2001 > DOSSIER : France-Afrique : Le pillage continue

DOSSIER : France-Afrique : Le pillage continue

Franc CFA et néocolonialisme monétaire

Mis en ligne le 1er avril 2001 Convergences Monde

Crée en 1945, le Franc CFA (Communauté Financière d’Afrique) est géré par la France qui a pour mission d’assurer la parité avec le francs français et depuis janvier 99 avec l’Euro. La zone CFA se divise en trois régions (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale et les Comores) dirigées par trois banques centrales. La France dispose d’un droit de veto.

La tutelle du Trésor Français

Les banques centrales africaines doivent verser 65% de leur réserves de change (devises) sur un compte du Trésor Français appelé « compte d’opérations », dans lequel les banques centrales puisent les fonds dont elles ont besoin. De 1986 à 1991, alors que les recettes d’exportation chutent, les États de la zone CFA continuent de verser 65% de leurs avoirs ; tandis que la France octroie généreusement une aide financière en puisant...dans les avoirs extérieurs de ces mêmes États déposés en compte d’opérations à Paris.

La dévaluation du FCFA

Lorsque les avoirs extérieurs sont jugés insuffisants pour combler le déficit du compte d’opérations, la France peut décider unilatéralement la dévaluation du franc CFA : en janvier 1994 elle le dévalue de 50% (1 FF qui valait hier 50 FCFA vaut aujourd’hui 100 FCFA). L’objectif est d’accentuer la compétitivité des exportations (50 % moins chères pour l’extérieur). Mais le prix des importations augmente d’autant alors que la hausse des salaires n’atteint pas 15 %. Il en résulte une chute dramatique du pouvoir d’achat des Africains. Et les États sont contraints d’exporter le double de produits pour acquérir une même somme de devises étrangères.

Enfin la liberté totale des transferts de capitaux entre les deux zones aboutit à un rapatriement massif des bénéfices et des revenus d’expatriés des entreprises et des administrations françaises installées en Afrique : entre 1970 et 1993, alors que les investissements étrangers s’élevaient à 1,7 milliards de dollars, 6,3 milliards de dollars furent rapatriés...

L.P.

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