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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 64, juillet-août 2009

Quelques livres : Qui a tué l’ayatollah Kanuni ?

Mis en ligne le 3 juillet 2009 Convergences Culture

Nairi Nahapetian

Qui a tué l’ayatollah Kanuni ?

Liana Levi, 280 pages, 18 €


Narek, jeune journaliste français d’origine iranienne, vient pour un reportage en Iran à la veille de l’élection présidentielle de 2005 qui porte Ahmadinejad au pouvoir. Dès ses premiers pas dans Téhéran, il tombe sur le cadavre de l’ayatollah, puissant juge chargé de réprimer les opposants, qui vient d’être assassiné dans son bureau. Soupçonné, il poursuit son reportage derrière les barreaux d’une sinistre prison où la torture est quotidienne. Fort heureusement ses relations, dont une politicienne contestataire mais prudente, le tirent d’affaire.

On oublie très vite l’intrigue policière qui n’est que prétexte à décrire la société iranienne. L’auteure, d’origine iranienne, a voulu montrer un pays éloigné de stéréotypes, où l’on rencontre des féministes islamistes, dont une candidate à la présidence, et même un planning familial géré par d’anciennes gauchistes. Les ayatollahs semblent aujourd’hui plus conciliants que le pape sur la question de la contraception. L’avortement reste interdit mais est couramment pratiqué clandestinement, moyennant finances. La haute hiérarchie religieuse, en dépit des discours, préfère le profit aux préceptes du Coran. Nombre de dignitaires religieux sont dans les affaires où ils font bon ménage avec la vieille bourgeoisie traditionnelle, qui sauvegarde les apparences en affectant de respecter les règles officielles. La discipline la plus stricte ne frappe que les pauvres, les riches s’en tirent toujours grâce à des bakchichs ou de bonnes relations.

On saura tout de même à la fin qui a tué l’ayatollah.

G. R.

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