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DOSSIER : Croissance et mondialisation : des raisons pour une reprise de l’offensive ouvrière

Nouvelle phase de concentration et d’agressivité du capital

Mis en ligne le 1er avril 2000 Convergences Monde

La libéralisation des marchés des capitaux a été soutenue par le perfectionnement des instruments de la finance et par les privatisations des entreprises publiques et a débouché sur un renforcement des grands groupes multinationaux.

60 000 multinationales contrôlaient en 1998 un quart de la production mondiale avec un chiffre d’affaires de 11 000 milliards de dollars, alors que le chiffre d’affaires du commerce mondial est de 7 000 milliards de dollars. Il est à noter que 90 des 100 premières multinationales sont originaires des Etats-Unis, de l’Europe ou du Japon (rapport 1999 de la Conférence des Nations Unies pour le Développement). La concentration par fusions ou acquisitions entre les grands groupes s’est accélérée très fortement depuis 1997, touchant tous les secteurs : métallurgie, automobile, chimie, pharmacie, agroalimentaire, informatique, banque et assurance, commerce, communication. Les rapprochements entre entreprises ont ainsi atteint 2200 milliards de dollars pour les neuf premiers mois de 1999, en augmentation de 16 % sur la même période de l’année précédente, et s’accélèrent encore depuis. Ces concentrations correspondent à l’exacerbation de la concurrence entre grands groupes capitalistes, et permettent d’imposer une pression encore plus forte sur les petites entreprises sous-traitantes et au final sur tous les travailleurs et consommateurs. De manière immédiate elles se traduisent par de nouvelles vagues de licenciements au nom de la « rationalisation » de ces entreprises.

La course au profit à court terme

Le poids politique et le pouvoir de nuisance des multinationales dans les pays où elles s’implantent sont d’autant plus importants qu’elles sont en mesure de bouger rapidement leurs unités de production d’un pays à l’autre. Par ailleurs la manière même dont fonctionnent ces entreprises a profondément évolué avec la globalisation financière, entraînant le recul de certains secteurs au profit d’autres plus « modernes ». Et surtout le pouvoir dans l’entreprise s’est modifié, avec un retour en force de la logique dite « patrimoniale », celle des actionnaires donc de la rentabilité à court terme (la recherche d’un rendement annuel de 15 % pour les capitaux investis). Cette globalisation financière pèse sur l’organisation du travail comme sur l’emploi, sur la stratégie des entreprises et sur les politiques économiques et sociales des Etats.

Christian RIALTO

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Numéro 8, mars-avril 2000