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Le début des gros ennuis pour le gouvernement et le patronat : le 28 mars, tous ensemble avec les jeunes !

Suite à l’extension et au renforcement du mouvement anti-CPE la semaine dernière, où les lycéens de tout le pays se sont joints massivement aux étudiants, roulements de tambour médiatiques du gouvernement vendredi : Villepin invitait les principales organisations syndicales à « dialoguer » sur le Contrat Première Embauche. En fait, il maintenait son CPE et n’avait rien à proposer. Les responsables syndicaux sont ressortis au bout d’une heure en maintenant leur appel à la journée de grève et de manifestations mardi 28 aux côtés des jeunes.

C’est clair : le gouvernement attend de voir si les salariés s’ébranlent à leur tour et se joignent massivement à la jeunesse. Ils veulent voir, Villepin, Chirac et Sarkozy ? Et bien, montrons-leur. Montrons-leur que le combat de nos gosses qui manifestent depuis des semaines est aussi le nôtre. Que nous ne sommes plus prêts à accepter la précarité, pas plus celle des jeunes que celle de toutes les générations de travailleurs. Que les travailleurs peuvent montrer leur force pour faire reculer le gouvernement et le patronat sur la précarité, l’emploi et les bas salaires. Car tout est lié.

Le début d’une lutte générale contre la précarité, le chômage et les bas salaires

Le projet de Villepin est une attaque grave, à la fois contre la jeunesse et contre le monde du travail. Le CPE, ce contrat qui permettrait aux patrons de licencier sans motif, jusqu’à deux ans après l’embauche, les jeunes de moins de 26 ans, est absolument inacceptable. Même en y intégrant les vagues « aménagements » que commencent à proposer les politiciens qui évoquent la réduction de la période d’essai à un an.

Le Contrat première embauche est aussi une menace par ce qu’il prépare contre tous les salariés. Le CPE ne fait que confirmer, après le Contrat nouvelle embauche (CNE) adopté l’été dernier, que c’est tout simplement le CDI que le gouvernement cherche à remettre en cause : vers un projet de « contrat unique » qui repose dans les cartons gouvernementaux et qui s’attaquera à tous les travailleurs. C’est pourquoi, au-delà du CPE, le mouvement actuel est en vérité une lutte générale et profonde contre la précarité, contre le chômage, contre le climat social de plus en plus étouffant que nous imposent les patrons et le monde politique depuis tant d’années.

Le moment où jamais de changer le rapport des forces en faveur des travailleurs !

Cette lutte a pris aujourd’hui une ampleur qu’on n’avait pas vue depuis très longtemps. Alors que, depuis des années, le gouvernement croyait pouvoir cogner sans se poser de questions, il commence à recevoir des coups à son tour. Chaque fois que Villepin affiche son obstination, il reçoit comme réponse, de la part du mouvement de la jeunesse, toujours plus de détermination.

Cette combativité de la jeunesse, c’est une vraie chance. Des dizaines de milliers d’étudiants et de lycéens se sont jetés dans la bataille avec leur énergie, leur colère, leur générosité, leur refus de se résigner. C’est grâce à leur entêtement que les directions syndicales ont bien dû finir par s’y mettre aussi. Et on peut compter sur la jeunesse pour ne pas en rester là : la coordination nationale étudiante réunie le week-end dernier a d’ailleurs d’ores et déjà lancé des appels à se mobiliser non seulement mardi 28 mars, mais aussi le 30 mars, le 4 avril... jusqu’à la victoire.

A commencer par le 28 mars. Avec cette journée de manifestations mais aussi de grèves, nous tenons une vraie possibilité de faire franchir un cap au mouvement. Si le monde du travail s’y met, ce n’est plus seulement l’écurie présidentielle de Villepin ou celle de Sarkozy qui devront se faire du souci, c’est le monde patronal qui va avoir des suées. Si l’on construit le mouvement d’ensemble maintenant, il ne nous faudra plus longtemps pour faire plier le gouvernement sur le CPE... et sur bien d’autres choses.

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