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Accueil > Convergences révolutionnaires > Numéro 99, mai-juin 2015

La Grèce enfermée dans l’étau capitaliste

Mis en ligne le 14 mai 2015 Convergences Monde

Depuis trois mois, les semaines du gouvernement d’Alexis Tsipras sont rythmées par les négociations avec les créanciers de l’État grec, c’est-à-dire l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le FMI. Et elles sont au point mort tant qu’Alexis Tsipras ne proférera pas les mots magiques : augmentation de l’âge de départ à la retraite, reprise des privatisations des entreprises publiques et casse de la législation du travail.

Les mesures prises par le nouveau gouvernement grec sans l’accord de ses créanciers restent bien en dessous de ce qui était inscrit dans le programme électoral de Syriza, lorsqu’il proposait de relever le salaire minimum à son niveau d’avant crise, de revenir sur toutes les lois qui ont démantelé la législation du travail grecque ainsi que de prendre des mesures « d’urgence humanitaire » avec ou sans l’accord de la Troïka, dont une loi contre l’extrême pauvreté qu’il chiffrait à l’époque à deux milliards d’euros. Le parlement a bien voté cette loi mais avec un budget de seulement 200 millions d’euros !

Aujourd’hui, ceux qui ont mis leurs espoirs en Syriza restent dans l’expectative, bien conscients des limites de la stratégie de négociation d’Alexis Tsipras. L’élection de janvier n’en a pas moins été vécue comme un soulagement par la population grecque, notamment pour les travailleurs de la fonction publique sur qui les pressions brutales de leur ancien employeur se sont d’un coup relâchées avec la venue du gouvernement Syriza – au moins pour quelques mois.

Quant à la situation des finances de l’État grec, elle devient critique. Alors pour lever les fonds nécessaires au paiement des salaires des fonctionnaires d’avril et des remboursements à destination du FMI, le gouvernement grec a dû récupérer de l’argent dans les caisses de la Sécurité sociale. Pour faire face aux échéances de mai, Tsipras vient de regrouper les liquidités des entreprises publiques grecques dans les coffres de la Banque nationale.

Il n’a pas pensé à faire payer les armateurs grecs. Mais il est vrai que pour cela il faudrait qu’il veuille en appeler à la classe ouvrière du pays comme de toute l’Europe, contre les nantis, l’appareil d’État, voire l’armée grecque elle-même.

30 avril 2015, Alek SOZEN

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