Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 53, septembre-octobre 2007 > DOSSIER : Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine à (...)

DOSSIER : Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine à profits

Fusions, concentrations, licenciements

Mis en ligne le 27 septembre 2007 Convergences Société

Avec le développement du marché des médicaments génériques et l’expiration des brevets de nombreux blockbusters, les restructurations se sont accélérées dans l’industrie pharmaceutique. On a dénombré 38 fusions entre gros laboratoires entre 1994 et 2004 [1] et, parmi les 10 premières firmes du secteur par leur chiffre d’affaires, 6 sont issues d’importantes fusions-acquisitions successives sur moins de 20 ans.

Mais si la fuite en avant s’est traduite par des « économies d’échelle » pour le patronat et des dizaines de milliers de licenciements un peu partout dans le monde (encore récemment chez Pfizer et AstraZeneca, 1er et 7e groupes mondiaux), elle n’a pas relancé la machine à produire de nouveaux blockbusters*.

Le modèle de recherche imposé par des impératifs de rendements financiers rapides a tari l’innovation. Et les restructurations ne font que porter le problème à une échelle supérieure et hypothéquer plus encore l’avenir de la recherche – surtout quand elles se traduisent par la disparition des équipes et de leur expérience.

Du côté des biotechnologies, les nouveaux médicaments promis à coup de trompe dans les années 1980 n’ont pas été au rendez-vous. Bien des petites sociétés ont disparu. D’autres sont tombées dans le giron d’un grand du secteur.

Le marché du générique n’est pas en reste. Il a très tôt intéressé les grands laboratoires – certains créant des filiales spécialisées, comme Bayer dès 1997 ou Merck dès 1994… avec, pour Merck Generics, un chiffre d’affaires multiplié par 10 en dix ans pour atteindre 1,8 milliard d’euros en 2006 avant sa vente en mai 2007 au groupe américain Mylan Laboratories [2]. Le groupe israélien Teva est devenu n°1 mondial du secteur en rachetant en 2002 la filiale Bayer Classics. Quant à Novartis, il a relancé en 2003, pour commercialiser ses génériques, la marque commerciale Sandoz (disparue après la fusion de 1996) devenue depuis n°2 derrière Teva.

G. W.


[1Comment sauver (vraiment) la Sécu – Philippe Pignarre – Éditions La Découverte, 2004, p.36

Mots-clés : |

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article