Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Accueil > Éditos de bulletins > 2011 > octobre > 10

En ce 11 octobre, aux travailleurs de se faire entendre !

Quel que soit le vainqueur au deuxième tour des primaires socialistes, Martine Aubry ou François Hollande, tous deux s’accordent à dire, comme Sarkozy, que leur priorité est bien le remboursement de la dette de la France… en diminuant les dépenses sociales et publiques. C’est donc à nous qu’ils veulent faire payer la note.

Toutes les vagues promesses qu’ils feront d’ici 2012, resteront contingentées à cette priorité-là ! Même si, pour l’emporter, l’un ou l’autre des concurrents reprend certains des thèmes aussi flous que nationalistes d’un Arnaud Montebourg, lequel prône « un capitalisme coopératif », la « démondialisation » et la « mise sous tutelle des banques », sans qu’on sache de quelle tutelle il s’agit dans ce capitalisme dont il voudrait nous faire croire qu’il peut avoir un visage humain. Bref, Hollande ou Aubry, même avec quelques ficelles verbales à la Montebourg, c’est bien la continuité de la politique du gouvernement Sarkozy que le PS nous prépare : plans d’austérité, salaires au rabais, poursuite des licenciements, sauvetage des banques...

On donne aux banques ce qu’on prend aux travailleurs

Ici, en France, ce sont les hommes politiques de droite qui pour l’heure renflouent les caisses des banques : le rachat par les États français et Belge de la banque Dexia devrait coûter plus de 100 milliards d’euros et augmenter un peu plus leur dette qu’on veut nous faire rembourser. Une fois encore, lorsque les banques font des profits, les travailleurs n’en bénéficient pas. Quand elles font des pertes, c’est à nous de les éponger ! Mais en Espagne ou en Grèce, ce sont des gouvernements socialistes qui baissent les salaires, favorisent les licenciements et privatisent. Rien d’étonnant à ce que le PS fasse de même en France une fois revenu aux affaires.

Les patrons n’attendent pas pour licencier, n’attendons pas pour réagir !

Ni les primaires ni même les élections présidentielles n’y changeront quelque chose. Alors n’attendons pas jusqu’en 2012 sans réagir ! Car les patrons, eux, n’attendent pas pour multiplier leurs attaques.

À la SNCF, après des années de suppressions massives de postes, les cheminots travaillent de plus en plus dans l’isolement ce qui renforce le risque d’être agressé à l’accueil, au guichet ou dans les trains. Jeudi, suite à l’agression d’un de leurs collègues les contrôleurs de la SNCF de tout le pays ont « posé le sac » et fait grève spontanément en exprimant leur ras-le-bol de l’hémorragie des effectifs.

Les cheminots ne sont pas les seuls concernés par les suppressions de postes ou les licenciements : c’est le cas des salariés de PSA, mais aussi ceux d’Arcelor-Mittal qui vient d’annoncer la fermeture (provisoire ou définitive ?) de son dernier Haut-fourneau en Lorraine ; du groupe Montupet qui fait aux ouvriers de sa fonderie de Châtellerault le chantage : soit 25 % de baisse des salaires soit la fermeture du site. Ce qui a déclenché la grève. Sans parler du projet de fermeture de la raffinerie de LyondellBasell dans les Bouches du Rhône (en « sursis », suite à la grève !), et de bien d’autres. Sans parler des dizaines de milliers de suppressions de postes dans les services publics.

En cette journée d’action du 11 octobre contre les plans d’austérité, les travailleurs les plus combattifs doivent exprimer la nécessité pour les travailleurs de riposter tous ensemble, même si les directions des confédérations syndicales n’ont appelé à manifester que timidement.

Il n’y a rien à attendre ni des primaires socialistes, ni du gouvernement qui sortira des présidentielles de 2012. En revanche, tout à gagner à nous préparer aux futures échéances de la lutte de classe, à une véritable explosion sociale qui ferait converger toutes les luttes, partielles ou isolées mais nombreuses, qui existent actuellement. Ce ne serait pas alors les ténors du PS qui feraient l’actualité, mais la classe ouvrière, avec un nouveau rapport des forces en sa faveur lui permettant, enfin, de dicter au patronat comme au gouvernement les exigences du monde du travail.

Imprimer Imprimer cet article