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DOSSIER : Congrès de fondation du NPA : Parti révolutionnaire ou parti de la gauche de la gauche ?

Congrès de fondation du NPA : Parti révolutionnaire ou parti de la gauche de la gauche ?

Mis en ligne le 10 janvier 2009 Convergences Politique

Depuis près d’un an et demi, suite au relatif succès d’Olivier Besancenot qui a recueilli plus de 4 % des voix lors de la dernière élection présidentielle, la LCR s’est lancée dans la construction d’un nouveau parti anticapitaliste. La Fraction L’Étincelle de Lutte ouvrière, contrairement à LO, a répondu « chiche » à cet appel. En effet, si, parmi ceux qui ont voté pour Olivier Besancenot ou ceux qui sont séduits par son discours radical, quelques dizaines de milliers d’hommes et de femmes, voire simplement quelques milliers, étaient prêts à former un nouveau parti qui entende combattre le capitalisme et ses méfaits — en décidant d’y consacrer un peu de leur temps et de leurs moyens — il nous semblait bien, et nous semble toujours, de la responsabilité des communistes révolutionnaires trotskistes de le faire avec eux.

À quelques semaines des congrès de dissolution de la LCR et de fondation du NPA, il est pourtant toujours difficile d’avoir une vision quantitative du futur parti. Indéniablement, l’écho que peut trouver le NPA dans la jeunesse et dans les milieux populaires est positif. Ses meetings publics, en tout cas ceux d’Olivier Besancenot, attirent du monde. Pour autant, à ce jour, il n’y a pas d’afflux massif dans les 400 comités NPA, où le turn-over reste fort.

Mais l’importance numérique du futur parti (il semble en effet difficile de former un nouveau parti sans nouveaux membres…) n’est que le tout premier problème posé par la construction du NPA aux communistes révolutionnaires. Il est même sans doute secondaire par rapport à celui de la politique et des orientations du nouveau parti, à propos desquelles les interrogations ne sont pas moins importantes. Durant l’année écoulée le NPA — en formation il est vrai — n’a guère eu d’apparition nationale propre. Et, bien plus que ce qui peut sortir du congrès fondateur de février prochain, ce sont les orientations prises dans l’année à venir qui pourront apporter des réponses à ces interrogations.

Nul ne sait aujourd’hui quels seront les effets de la crise. Pour le moment, elle accentue surtout l’agressivité des politiques patronales et gouvernementales. Mais allons-nous rapidement vers des situations politiques proches, par exemple, de celle qu’a connue l’Argentine en 2001 ? Le mécontentement se transformera-t-il en explosion de colère ? C’est ce qui s’est produit il y a quelques mois dans des pays du tiers-monde avec des émeutes de la faim. Tout récemment, la jeunesse grecque était dans la rue, refusant d’être une « génération 600 euros », dans un pays où la corruption est notoire et où, comme ailleurs, les milliards coulent à flot pour ceux-là mêmes qui plongent l’humanité dans la crise. Si demain la politique mise en œuvre par le gouvernement et la bourgeoisie suscite de tels mouvements, nul doute qu’un parti anticapitaliste aura une énorme responsabilité sur les épaules pour tenter de répondre à la situation. Et il n’y aura alors plus beaucoup de place pour cultiver ambiguïtés, contradictions et tentative de concilier la gauche, même soi-disant radicale, et la révolution. Le NPA, comme toute l’extrême gauche d’ailleurs, devra alors faire ses choix.

3 janvier 2009

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