Le réchauffement climatique touche de plein fouet le Burundi, pays d’Afrique de l’Est et l’un des plus pauvres du monde. Sécheresses, vents violents et inondations provoquent des destructions d’écoles et des déplacements de population, lourds de conséquences sur l’éducation des enfants. « La crise climatique est une crise des droits de l’enfant » affirme l’Unicef, l’agence de l’ONU pour l’enfance, qui, à l’aide de chiffres concrets, illustre ce constat accablant. Au total, plus de 1 000 salles de classes ont été affectées par des catastrophes naturelles ces deux dernières années, privant une centaine de milliers d’élèves d’instruction. L’appel de l’Unicef est donc urgent : elle veut que la communauté internationale reconnaisse que les enfants, qui constituent la frange de la population la plus vulnérable, sont les premières victimes de ce réchauffement mondial, que ce soit en termes de santé, de protection, d’accès à l’eau et à l’hygiène, à une bonne nutrition, mais aussi à l’éducation. Peu de chance que son appel soit entendu. Les grandes puissances de la planète ont d’autres préoccupations plus importantes à leurs yeux que de se préoccuper des enfants pauvres du Burundi… ou d’ailleurs.
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