L’ancienne Première ministre déchue Aung San Suu Kyi, 77 ans, a été condamnée par un tribunal de la junte militaire au pouvoir à sept ans de prison supplémentaires pour corruption, dans le dernier volet de son procès-fleuve qui dire depuis 18 mois. Cela porte sa peine totale à 33 ans. Elle est incarcérée depuis le coup d’État militaire du 1er février 2021. Les militaires avaient multiplié à son encontre les accusations dont certaines étaient ridicules : corruption, fraude électorale, violation de secrets d’État, non respect des restrictions anti-Covid, trafic de talkies-walkies, etc. Ce procès a été qualifié de simulacre judiciaire par les groupes de défense des droits humains. En quête de légitimité, la junte a promis de nouvelles élections en 2023. Pas sûr qu’elle tienne parole, car ses partisans avaient perdu les législatives de 2015 et 2020 au profit de la Ligue nationale pour la démocratie de Aung San Suu Kyi. Cette dernière avait tenté de collaborer avec l’armée, y compris en fermant les yeux sur la répression contre les Rohingyas. Ce qui ne l’a pas empêché de se retrouver en prison.
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