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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 4, juillet-août 1999 > DOSSIER : Travail précaire : les nouveaux habits de la surexploitation

DOSSIER : Travail précaire : les nouveaux habits de la surexploitation

Travail précaire : les nouveaux habits de la surexploitation

Mis en ligne le 1er août 1999 Convergences Politique

En 1998, la France, qui recense quelque 26,5 millions d’actifs potentiels (chiffres INSEE), comptait dix millions de chômeurs et de précaires – cinq millions de chômeurs réels et pratiquement autant de travailleurs « bénéficiant » d’un emploi aléatoire. La paupérisation touche donc plus du tiers de la population active. On n’est plus très loin du modèle américain où le fait de travailler n’empêche pas d’être pauvre et marginalisé. Chômage, précarisation et surexploitation, autant de facettes complémentaires de la paupérisation.

Ces dix millions de chômeurs et précaires (dont huit millions touchent moins que le minimum de pauvreté, 3800 francs mensuels), comprennent, outre les 2,9 millions de chômeurs officiellement recensés par le gouvernement et les 2,5 autres millions de chômeurs effectifs recensés par les statisticiens, tout l’éventail de ces fameux « nouveaux emplois » qui ne permettent pas de sortir de la précarité. Près de 4 millions 300 000 au total : intérimaires, petits boulots, emplois de service et de proximité, emplois à temps partiel, contrats à durée déterminée, emplois de sous-traitance, emplois saisonniers, à domicile, nouveaux "contractuels des « contrats aidés », emplois jeunes, contrats de qualification, contrats d’adaptation, contrats d’orientation, contrats d’apprentissage, Contrats Initiative Emploi, Contrats Emploi Solidarité, Contrats Emploi Consolidé, emplois associatifs, emplois familiaux, stagiaires longue durée sous-payés ou même non payés, emplois partiels, flexibles, intermittents, salariés transformés en « artisans », « franchisés », fonctionnaires relégués au rang de « contractuels », emplois sans aucun statut (pour les sans papiers donc sans droits)… sont les mille et une formes du travail jetable, du salariat précaire.

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