Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 58, juillet-août 2008 > DOSSIER : Capitalisme du XXIe siècle : déjà la faim… bientôt la crise (...)

DOSSIER : Capitalisme du XXIe siècle : déjà la faim… bientôt la crise ?

Capitalisme du XXIe siècle : déjà la faim… bientôt la crise ?

Mis en ligne le 1er juillet 2008 Convergences Politique

En août 2007 éclatait la crise des subprimes . Pendant des années, banquiers et prêteurs en tout genre s’étaient évertués à placer auprès des Américains même les plus pauvres des crédits pour acheter leur logement, avec une forte prime de risque (la subprime) et des taux variables, bas au début, puis grandissants… À l’été 2007 une cascade de défauts de remboursement se transforme en véritable crise financière : on découvre que tout le système financier est infecté de ces créances douteuses que les banques ont recyclées sous forme de titres complexes et opaques, ensuite revendus et diffusés aux quatre coins de la planète financière. Banques au bord de la faillite, système de crédit menacé de paralysie, mini-krachs boursiers, nouvelle vague d’annonces de pertes chez les banques mais aussi les « réassureurs », on n’en finit pas de découvrir l’étendue de cette crise.

Pour l’instant, le petit monde de la finance n’en est pas à se jeter comme en 1929 des tours de Manhattan (ou de la Défense). Les États sont intervenus avec zèle pour sauver la mise des spéculateurs (et dans la finance tout le monde l’est par définition). Ceux-ci ont même pu se refaire une santé en allant spéculer sur les matières premières et les denrées alimentaires. Dans les milieux dirigeants de la bourgeoisie du monde entier, on se demande encore si cette crise pour l’instant essentiellement financière va continuer, ou si elle va vraiment se transmettre à l’économie dite réelle. Des centaines de millions de travailleurs la payent pourtant déjà au prix fort, en perdant leur maison ou leur emploi aux États-Unis, en étant réduits à la famine dans tous les pays pauvres de la planète. Qu’est-ce que ce sera, si la crise « se confirme » !

En soi ces événements suffiraient à condamner ce système économique qui fait dépendre le sort des hommes des folies de la finance. Mais cette crise financière est aussi un révélateur des aberrations profondes du capitalisme qui régit l’économie mondiale. Pour le coup elle révèle bien des choses sur ce que fut la croissance capitaliste dans le monde depuis 15 ans, fondée sur la paupérisation des exploités et une spirale d’endettement. C’est bien le capitalisme lui-même qui est absurde et criminel, et non sa seule sphère financière. C’est bien tout ce système qu’il faut abolir.

21 juin 2008

Mots-clés :

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article