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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 34, juillet-août 2004 > DOSSIER : Accidents du travail et maladies professionnelles : faux frais de (...)

DOSSIER : Accidents du travail et maladies professionnelles : faux frais de l’exploitation pour le patronat et l’Etat

Un exemple : l’amiante à Cherbourg

Mis en ligne le 22 juin 2004 Convergences Société

Comme dans toute la construction navale, l’amiante a été très utilisée dans les années 60-70 pour les sous-marins. Pour la Direction des constructions navales (DCN), les déclarations de maladie professionnelle se montent à un millier, et 350 pour les Constructions mécaniques de Normandie (CMN), autre chantier de construction navale de la ville. Sur la seule agglomération cherbourgeoise, 12 000 personnes auraient été exposées à l’amiante pendant leur vie professionnelle.

Depuis qu’elle subit des procès en faute inexcusable, la DCN essaie par tous les moyens de payer le moins possible les dégâts qu’elle a occasionnés. Elle a commencé par faire appel des jugements pendant des années, jusqu’à ce que la jurisprudence soit bien établie. Son souci constant a toujours été de faire baisser les indemnisations.

En 2004, elle adopte une nouvelle politique : le service des pensions des armées propose une indemnisation aux victimes selon divers critères, en suivant le barème de la Fiva. Si la victime refuse cette indemnisation, elle passe alors devant l’expert, dont le rapport sert de base pour fixer les préjudices devant le tribunal. Rapports qui ont tendance à minimiser les conséquences de ce que subissent les victimes. Et lorsque la victime arrive devant les juges après avoir refusé la proposition amiable, les sommes proposées par les employeurs sont nettement inférieures, environ de moitié, à celles offertes au départ.


La DCN a toujours pris des risques avec la santé de ses employés. Depuis l’interdiction de l’utilisation de l’amiante, elle continue à faire preuve d’une négligence criminelle à ce sujet. En témoignent, entre autres, les échos du bulletin L’Etincelle de l’arsenal de Cherbourg.

Mourir de l’amiante, non merci (24 février 2003)

Nos camarades travaillant dans un vieux bungalow situé non loin du bureau d’études ont craint la présence d’amiante suite au réaménagement de leur lieu de travail.

Ils ont donc refusé de retourner y travailler avant d’en avoir le cœur net. Et en effet, les analyses ont confirmé que de l’amiante se trouvait dans les cloisons. Du coup, la direction a fait colmater les trous pendant le week-end.

Nos camarades ont bien eu raison de s’arrêter de travailler. Face à nos employeurs criminels, seule notre vigilance peut préserver notre santé.

Flagrant délit (17 mai 2004)

DCN a été une fois de plus prise la main dans le sac.

Des camarades sous-traitants ont été envoyés passer le balai sans aucune protection spéciale au Cetec. Or cet atelier est bourré de poussières d’amiante. La DCN comptait bien passer outre les contraintes pour gagner du temps et de l’argent. La vigilance de quelques camarades l’en a empêchée et a imposé un désamiantage dans les règles.

DCN coupable, condamnée et pour la énième fois récidiviste.

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