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Accueil > Convergences révolutionnaires > Numéro 98, mars-avril 2015

Région lyonnaise : Les salariés de bioMérieux relèvent la tête

Mis en ligne le 23 mars 2015 Convergences

À bioMérieux, entreprise pharmaceutique qui emploie 1 000 salariés (dont environ 300 en production) sur le site de Craponne, en région lyonnaise, nous fabriquons des produits de laboratoire. Depuis un an, nous subissons de nombreuses attaques. La direction a mené l’offensive sur tous les fronts :

Elle a modifié les horaires, augmentant la durée du travail sans réelle hausse de salaire. L’équipe de nuit se retrouve ainsi à travailler tous les vendredis au lieu d’un vendredi sur trois auparavant. Tout cela pour 200 euros par mois !

Elle nous a supprimé une pause sur les trois quotidiennes afin, selon elle, d’allonger les deux autres. Sauf que, pour nous, cela revient à rester en zone blanche (air filtré, en vue d’éviter les contaminations) avec combinaison, masque et gants jusqu’à cinq heures d’affilée !

Tous les nouveaux embauchés, CDD, intérimaires se retrouvent avec quatre jours de RTT en moins et un taux horaire dégradé.

La direction a même poussé le vice jusqu’à déplacer la pointeuse de sorte que nous nous changions après avoir pointé, ce qui fait que le temps mis pour enfiler ou ôter nos combinaisons n’est plus compté dans le temps de travail.

Décembre 2014 : deux journées de grève

Après avoir encaissé les coups sans réagir, la grogne est montée petit à petit et a éclaté au moment des Négociations annuelles obligatoires (NAO) de décembre dernier. À l’appel de la CGT, nous nous sommes mis en grève afin de revendiquer des augmentations générales de salaire. La grève a été suivie à environ 50 % dans la production. Pour les salariés de bioMérieux, cela faisait plus de dix ans qu’il n’y avait pas eu de grève. Ébranler l’ambiance paternaliste de cette entreprise familiale dont les Big Boss sont toujours les Mérieux, pères fondateurs, ce n’était pas rien !

À la fin de la journée, nous avons décidé de reconduire la grève le lendemain car les négociations n’avaient pas abouti. Au cours de cette deuxième journée, nous nous sommes réunis à une soixantaine en assemblée générale. Nous avons voté la reprise du mouvement en janvier, après les congés de fin d’année, car le compte n’y était toujours pas. La direction n’avait lâché que 0,7 % d’augmentations individuelles au lieu des 0,6 % prévus initialement et… la promesse qu’elle rencontrerait les salariés n’ayant pas obtenu d’augmentation individuelle depuis trois ans pour leur expliquer pourquoi... Merci patron !

En janvier, le mouvement n’a cependant pas repris. L’ambiance est aujourd’hui mitigée : certains sont déçus que cette grève n’ait « servi à rien ». Les autres sont fiers d’avoir relevé la tête et seraient prêts à remettre le couvert. Nous n’avons pas dit notre dernier mot...

Correspondante

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