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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 121, septembre-octobre 2018

Les faces cachées des hôpitaux

Mis en ligne le 9 octobre 2018 Convergences Entreprises

L’hebdomadaire Le Point avait classé fin août « meilleur hôpital de France » le CHU de Toulouse. Mais en septembre l’image a été quelque peu ternie : un rapport d’experts mandatés par le CHSCT (malgré l’obstruction de la direction) révèle que, face à l’amiante présente dans de nombreux bâtiments, la direction a pris 18 ans de retard tant dans le traitement des bâtiments (les travaux sur ce problème n’ont débuté qu’en 2014...) que dans l’information du personnel.

Par ailleurs, comme dans la plupart des hôpitaux, la gestion du personnel est catastrophique, ce qui a été mis en évidence en septembre puisqu’à deux reprises un infirmier du service des urgences vitales s’est trouvé seul pendant plusieurs heures... Et la direction n’envisage que de donner une prime pour ce service ! Par ailleurs, à l’hôpital des enfants, le manque de lits pour les accompagnants amène à discriminer entre les mères allaitantes (qui ont droit à un lit) et les autres...

Cerise sur le gâteau, le directeur-adjoint de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers (rattaché au CHU) couvrait depuis des années des séances de bizutage humiliant dans les locaux mêmes de l’institut.

Mais ce CHU n’est qu’un exemple parmi d’autres. Partout les managers sont obsédés par les économies à faire, et personnels et patients en subissent des conséquences parfois très lourdes : burn out, suicides pour les uns, attentes et prises en charge parfois défaillantes pour les autres.

27 septembre 2018, Félix Rolin

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