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Archives > Autres archives > Grève contre la réforme des retraites de 2019-2020

Enseignants et lycéens en lutte contre le Bac Blanquer

31 janvier 2020 Politique

Au 30 janvier 2020, près de 500 établissements ont déjà vu leurs épreuves fortement perturbées par la mobilisation, sur les 1513 lycées concernés par les épreuves. 156 établissements ont déjà annulé et/ou reporté les épreuves. Rien que dans les DROM (Départements et régions d’outre-mer), plus de 90 % des établissements étaient fermés (93 % en Guadeloupe, 100 % en Martinique).

C’est déjà près d’un tiers des établissements qui sont perturbés par la mobilisation, le déroulement du Bac Blanquer est donc d’ores et déjà un fiasco.

Ce sont les enseignants, adossés à la mobilisation des cheminots sur les retraites qui ont lancé le mouvement. Mais la nouveauté de cette semaine c’est l’entrée massive des lycéens, notamment de 2nde et de 1re, dans la mobilisation aux côtés de leurs enseignants : meetings communs, AG de fortune communes, on a rarement vu une telle solidarité dans la lutte entre élèves et enseignants… Aussi parce que c’est la première fois que des enseignants de mobilisent aussi nombreux contre la tenue d’épreuves d’examen.

Sur de nombreux piquets, cheminots et salariés des transports se sont montrés aux côtés des enseignants et lycéens, ont animés les piquets, et parfois ont fait des barbecues avec les lycéens. La lutte contre la réforme des retraites reste dans toutes les têtes.

Sur les piquets (qui ne sont pas toujours des « blocages » loin s’en faut) organisés par les enseignants, se retrouvent des centaines de lycéens qui ne rentrent pas et ne vont pas aux épreuves. Que peuvent faire les rectorats face à cela ?

Sur tout le territoire, les administrations usent de tous les moyens pour faire rentrer les élèves : intimidations, chantages, menaces, arrestations, CRS (quand il y a blocage la plupart du temps), et interpellations par dizaines.

Depuis plusieurs mois déjà, les enseignants, leurs organisations syndicales, les parents d’élèves et leurs fédérations se sont prononcés contre la tenue des épreuves, qui sont maintenues non seulement par un passage en force, mais aussi et surtout par la force.

Le ministère et ses rectorats d’académies aux abois ont riposté cette semaine par la menace d’un 0/20 infligés à tous les lycéens qui ne participent pas aux épreuves, ce qui génère une certaine inquiétude (plus des parents que des élèves). C’est donc un véritable branle-bas de combat des enseignants pour convaincre parents et lycéens, parce qu’il y va de la suite de la mobilisation.

Si le Ministère décidait d’appliquer cette menace de sanction du 0/20, des dizaines de milliers d’élèves en France (peut-être près de 30 000 en l’état) se verraient attribuer la note de 0/20. Une sanction administrative, à la légalité douteuse, et on peut déjà imaginer la presse : « Le Bac Blanquer, s’est bien passé : des dizaines de milliers de candidats ont eu 0/20 ! ». Autant dire que le Bac Blanquer s’invaliderait officiellement lui-même. Une menace auquel peu d’enseignants croient malgré les directives ministérielles et les intimidations et menaces des proviseurs. Certains de ceux-ci s’insurgent publiquement du rôle qu’on tente de leur faire jouer. D’ores et déjà les irrégularités sont recensées et les recours promettent d’être nombreux et soutenus, y compris de la part des familles des élèves qui ont effectivement planché sur la première session d’épreuve.

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