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Élections législatives en Argentine : défaite du péronisme et percée de l’extrême gauche

17 novembre 2021 Article Monde

Ce 14 novembre avaient lieu en Argentine les élections législatives pour renouveler la moitié de la Chambre des députés (dans les 23 provinces du pays et la ville autonome de Buenos Aires), les sénateurs d’un tiers des provinces, la moitié des législateurs provinciaux (dans la moitié des provinces) ainsi que les conseillers municipaux de nombreuses communes à travers le pays, notamment les 135 municipalités de la province de Buenos Aires.

Retour sur quelques éléments saillants d’une élection marquée par la défaite de la coalition au pouvoir et une colère populaire qui s’est incarnée en partie dans les listes menées par l’extrême gauche trotskiste, qui réalise une percée importante.

Une claque qui vient sanctionner la politique d’ajustement du gouvernement

La coalition gouvernementale de « centre gauche », péroniste [1] (Frente de Todos, le « Front de tous ») subit une large défaite à l’échelle nationale, en ne recueillant que 33,83 % des suffrages. Elle recule à la Chambre des députés mais s’y maintient comme première minorité, tandis qu’elle perd, pour la première fois depuis le retour de la démocratie en 1983, sa majorité au Sénat.

La coalition de droite, Juntos por el Cambio (Ensemble pour le changement [2]), bénéficie largement de l’effondrement des péronistes (avec un écart de plus de huit points), mais n’atteint cependant pas son niveau de 2019 et encore moins celui de 2015 en nombre de voix.

Ces résultats sont une véritable claque pour la coalition au pouvoir qui perd dans quatorze provinces, dont plusieurs lui étaient traditionnellement acquises, à l’image de la province de Buenos Aires, ou encore la province de Santa Cruz où elle n’arrive qu’en troisième position. Il est clair que de tels résultats ne peuvent qu’annoncer une crise gouvernementale majeure. Pourtant, la première réaction d’Alberto Fernández, actuel président du gouvernement aujourd’hui à mi-mandat, a été de célébrer ces résultats électoraux comme « un triomphe » (!). Manque de lucidité ou déni, la célébration des résultats de la part des principales figures du péronisme (à l’exception de la vice-présidente du gouvernement Cristina Fernández de Kirchner, qui s’était faite porter pâle pour justifier son absence au soir des élections) cache sans doute une forme de soulagement d’avoir partiellement limité les dégâts annoncés en septembre au moment des élections primaires [3], au moins dans la province de Buenos Aires.

La défaite était, en effet, déjà annoncée. Les mauvais résultats des PASO (Primaires ouvertes, simultanées et obligatoires), couplés à une abstention importante (66 % de participation, alors que le vote est en principe obligatoire) en particulier dans des milieux populaires qui votaient habituellement pour les candidats péronistes, venaient déjà sanctionner une politique d’ajustement budgétaire aux conséquences catastrophiques pour la population, qui subit de plein fouet l’augmentation de la pauvreté (40 % de pauvres, 70 % des enfants en situation de pauvreté dans le Grand Buenos Aires) et une inflation galopante (51 % sur l’année) que les salaires ne rattrapent pas. Sanction aussi de la gestion gouvernementale de la pandémie qui a fait 116 000 morts en Argentine et précipité dans la misère les millions de personnes vivant de l’économie informelle, tandis que le président Fernández se faisait attraper à organiser des fêtes d’anniversaire dans la résidence présidentielle, en plein confinement.

Mais si Alberto Fernández avait fait mine d’entendre le message des urnes en promettant de remettre « un peu d’argent dans la poche » de la population, le remaniement ministériel intervenu après la défaite électorale laissait peu de marge à l’interprétation : il reconduisait le ministre de l’Économie, Martín Guzmán, symbole de la politique de soutien au grand capital et principal acteur des discussions avec le FMI pour un nouvel accord, plaçait Juan Manzur, un conservateur anti-avortement et membre de l’Opus Dei au poste de chef de cabinet et Aníbal Fernández, un partisan de la méthode dure en matière de répression, à la Sécurité. Il prenait soin cependant d’arroser de quelques milliards les provinces et municipalités, en particulier celles des fiefs historiques du péronisme, espérant regagner par ce biais quelques voix.

Force est de constater que le défi que s’était fixé le Frente de Todos, pour aller chercher pour ces élections les milieux populaires qui lui avaient tourné le dos au moment des primaires, n’a pas complètement fonctionné. Les péronistes progressent de plus d’un million de voix entre septembre et novembre, grâce à la hausse de la participation (qui gagne cinq points pour s’établir à 71 %… score néanmoins le plus bas jamais enregistré depuis 1983). Grâce aussi sans doute aux efforts des structures clientélistes (avec la figure du puntero, sorte de dirigeant local) qui encadrent bien des quartiers et qui n’ont pas hésité à mettre tout en œuvre pour aller chercher un par un les abstentionnistes des PASO, listes à l’appui, ou à déployer une noria de voitures dans toute la banlieue de Buenos Aires pour aller chercher les habitants chez eux et les amener au bureau de vote.

La campagne dynamique de l’extrême gauche en direction des travailleurs et des secteurs populaires

La bonne nouvelle de ces élections vient évidemment des résultats importants et sans précédent de l’extrême gauche révolutionnaire. Avec 6,16 % à l’échelle nationale, mais surtout 1,4 million de votes (dont plus d’un demi million pour la province de Buenos Aires), le Front de gauche et des travailleurs - Unité [4] (FIT-U) s’impose comme la troisième force politique [5].

Il obtient ainsi quatre députés au Congrès, renouvelant non seulement les deux sièges obtenus en 2017 pour la province de Buenos Aires (avec Nicolás del Caño (PTS), ancienne figure du mouvement étudiant, et Romina del Plá (PO), enseignante du secondaire, dirigeante syndicale et figure de référence du mouvement pour le droit à l’avortement), mais obtenant pour la première fois un siège pour la ville autonome de Buenos Aires (faisant entrer Myriam Bregman (PTS), avocate spécialiste des Droits de l’homme), ainsi qu’un siège pour la province de Jujuy (avec Alejandro Vilca (PTS), éboueur, issu de la communauté colla).

Les révolutionnaires obtiennent également des législateurs provinciaux pour la ville de Buenos Aires (Gabriel Solano (PO) et Alejandrina Barry (PTS)) et pour la province de Buenos Aires (Guillermo Kane (PO) et Graciela Calderón (IS)). Autant d’élus qui laisseront leurs places à d’autres en cours de mandat, selon un système complexe de rotation établi au sein du FIT-U pour respecter un certain équilibre entre ses différentes composantes.

Fait notoire de ces élections à plus petite échelle mais non moins significatif : pour la première fois, le FIT-U fait entrer une dizaine de conseillers municipaux dans plusieurs villes ouvrières du Grand Buenos Aires, fiefs du péronisme (Moreno, Merlo, La Matanza, José C Paz, et probablement Florencio Varela et Morón où les scores sont très serrés), ainsi qu’à Coronel Pringles dans le sud de la province de Buenos Aires. Un petit exploit, alors que les seuils d’entrée dans ces conseils municipaux se situent autour de 8 ou 9 %, qui exprime un travail patient d’implantation, notamment de la part du Parti ouvrier par le biais de son intervention dans les secteurs précarisés et privés d’emploi.

Ainsi, Sandra Becerra, qui entre au conseil municipal de José C Paz [6] avec un autre camarade du FIT-U, est une figure du mouvement piquetero [7] où elle est engagée depuis une vingtaine d’années et du Pôle ouvrier (organisation piquetera liée au Parti ouvrier), dans cette commune de la deuxième ceinture de la banlieue de Buenos Aires. Sa maison, conquise en 2011 après une mobilisation qui a permis l’accès au logement pour 150 familles, abrite non seulement l’une des nombreuses cantines populaires du Pôle ouvrier, mais aussi une école où des dizaines d’habitants, à commencer par Sandra elle-même, viennent terminer leurs études primaires ou secondaires.

Les résultats de l’extrême gauche, particulièrement saillants dans les quartiers populaires et ouvriers, montrent que le FIT-U a su capter une partie de la colère populaire par les perspectives qu’il a mises en avant : l’augmentation générale des salaires et des pensions, la répartition du travail entre tous, le refus de la politique d’ajustement et de l’accord avec le FMI, le non-paiement de la dette, etc. Les révolutionnaires ont ainsi capté une partie du vote habituellement acquis au péronisme, sur la base d’un mécontentement important dans la population. Un glissement perçu par les militants du FIT-U (qui dans les jours précédant les élections, avaient tous une anecdote à raconter à propos d’un ami habituellement fervent défenseur des péronistes et qui voterait cette fois à l’extrême gauche)… autant que par les dirigeants locaux des bastions péronistes, qui n’ont pas tardé à réagir par les moyens les plus sales : tentatives d’intimidation (comme, entre autres, cette agression à Almirante Brown quelques jours avant les élections, dénoncée par les militants de la Gauche socialiste, attaqués à coups de poing et de matraque par cinq gros bras qui disaient « défendre les affiches du maire » justicialiste [8], et menaçaient de sortir leurs armes…), et autres appels à la fraude électorale (à Merlo, par exemple, le maire péroniste appelait sans se cacher à voler tous les bulletins de vote du FIT-U le jour des élections… des pratiques mises en place ailleurs dans la province de Buenos Aires ou à Jujuy, où le FIT-U a dénoncé la dégradation ou le vol de bulletins de vote, parfois remplacés par des bulletins d’élections précédentes).

Après des semaines d’une campagne très dynamique pendant laquelle les militants du FIT-U ont multiplié les activités en direction notamment des quartiers populaires et des bastions ouvriers « de Jujuy à la Terre de Feu », les militants et sympathisants des différentes composantes du FIT-U ont donc dû fournir jusqu’au dernier moment des efforts particuliers pour « défendre » les votes, en déployant des milliers de fiscales (assesseurs habilités par chaque parti pour contrôler le déroulement des opérations électorales) dans les bureaux de vote du pays : 20 000 au total, déployés rien que par le Parti ouvrier, dont 12 000 dans la province de Buenos Aires. Dans la province de Jujuy, aux côtés des 350 fiscales déployés par de Parti ouvrier et son organisation piquetera le Pôle ouvrier, d’autres organisations de chômeurs (le Mouvement Teresa Rodríguez – 12 de Abril et le Front populaire Darío Santillán) se sont particulièrement impliquées dans la campagne et le contrôle des élections.

Ce n’est pas la première fois que l’extrême gauche argentine obtient des députés à l’échelle nationale et provinciale, qui tâchent d’être une tribune pour porter les revendications des travailleurs et appuyer les luttes à l’intérieur des institutions. Mais le résultat de ces élections, avec une progression au Congrès et cet ancrage nouveau dans la banlieue ouvrière de Buenos Aires, sur le terrain même du péronisme, peut marquer un saut qualitatif… et pose évidemment de nouveaux défis en termes d’implantation, de structuration et de formation, qui plus est dans le contexte d’instabilité politique qui pourrait bien s’ouvrir.

L’extrême droite à la sauce Trump et Bolsonaro progresse

Si la percée des révolutionnaires s’est faite en partie au détriment des partis traditionnels de gouvernement, il est un autre secteur qui se démarque dans ces élections : une extrême droite ultra-libérale ou « libertarienne », incarnée, notamment, dans la capitale, par le sulfureux Javier Milei (17,04 % – deux députés et cinq législateurs) et dans la province de Buenos Aires par José Luis Espert (7,51 % – trois députés et trois législateurs), où elle se place comme troisième force politique à l’échelle régionale après une campagne menée essentiellement sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Surfant sur un certain rejet du système politique et du gouvernement, Javier Milei a réussi à canaliser, à droite, une partie du mécontentement en se présentant contre la « caste politique », et en prônant la « liberté » (à l’instar d’autres courants de droite et d’extrême droite en ces temps de pandémie). Cet économiste, disciple de Milton Friedman, férocement anti-avortement, qui nie le réchauffement climatique qui serait une invention « du socialisme », partisan de la théorie « des deux démons » qui prétend que le terrorisme d’État perpétré par la dictature argentine ne faisait que répondre à un terrorisme d’extrême gauche, a réussi cependant à apparaître comme « contestataire » auprès d’une frange de la jeunesse. Dans ses meetings et parmi ses soutiens, on trouvait également un grand nombre d’admirateurs de Trump ou de Bolsonaro, mais aussi des militaires.

À peine moins loufoque que Milei dans son attitude, José Luis Espert a lui aussi passé toute la campagne à essayer de faire passer pour « anti-système » les vieilles recettes libérales : réformer le Code du travail, limiter le droit de grève, supprimer les aides sociales et baisser les impôts, liquider le statut des enseignants, etc.

La célébration des résultats par ces deux énergumènes a été à l’image de leur campagne. Ainsi, le meeting au stade Luna Park où Milei fêtait son élection à la manière d’une rock star a été marqué par l’exhibition parmi la foule d’un drapeau confédéré, utilisé par l’extrême droite raciste et suprémaciste aux États-Unis, et quelques autres Gadsden flags, drapeaux jaunes au serpent, régulièrement utilisés aussi par l’extrême droite américaine et les militants pro-armes… D’ailleurs une arme, un responsable de la sécurité a menacé d’en brandir une contre un soutien de Milei qui cherchait à monter sur scène. De son côté, Espert diffusait sur les réseaux une vidéo de lui proclamant : « Ma première déclaration profonde en tant que député élu (Dieu merci, j’ai mon immunité) : je veux des nichons ! »

L’influence croissante de cette frange libérale réactionnaire n’est certainement pas une bonne nouvelle pour la classe ouvrière argentine. Le phénomène semble pour l’instant circonscrit à Buenos Aires et sa province, mais l’entrée de Milei et Espert au Congrès pourrait bien leur donner une tribune plus importante. Et s’ils passent leur temps à dénoncer « la caste », ils prennent soin d’en exclure les figures de l’opposition de droite, tels Mauricio Macri ou Patricia Bullrich, avec qui ils espèrent bien nouer quelques alliances à l’avenir.

Un avenir incertain

Le soir même des élections, et avant la publication des résultats officiels, le président Alberto Fernández a tenu à annoncer la couleur pour la suite de son mandat : on ne change rien ! Au contraire, il annonce la présentation prochaine au Congrès d’un « programme économique pluriannuel » dans le cadre des négociations avec le FMI, en appelant au « patriotisme » de l’opposition de droite pour le soutenir dans cette étape.

Début novembre, l’Argentine a remboursé 390 millions de dollars d’intérêts au FMI et promet de lui verser encore 1,9 milliard en décembre, sur un prêt de près de 45 milliards que le gouvernement Fernández cherche à renégocier. Depuis début 2020, ce sont 12,4 milliards de dollars qui sont partis pour rembourser les intérêts d’une dette qui ne cesse d’augmenter, plaçant le pays dans une situation de banqueroute et dans un cercle vicieux d’endettement.

Les péronistes au pouvoir s’appuient sur les appareils syndicaux bureaucratiques pour faire accepter à la population et aux travailleurs les mesures d’ajustement nécessaires pour continuer à payer la dette. Ainsi mercredi 17 novembre [9], les dirigeants de la CGT argentine appellent-ils leur base à descendre dans la rue pour soutenir le gouvernement, pour une manifestation qui se terminera par un meeting dont le seul orateur sera Alberto Fernández. Mais si l’opposition fait mine de critiquer la gestion du gouvernement péroniste, il n’en reste pas moins que c’est Mauricio Macri lui-même, chef de file du PRO (Proposition républicaine) et de Juntos por el Cambio, qui avait signé en 2018 cet accord avec le FMI, et que les réformes du travail et des retraites que la droite appelle de ses vœux ne vont pas dans une autre direction que celle engagée par le gouvernement péroniste.

Au sortir des élections, le panorama est incertain, avec un gouvernement qui dépend des faveurs de l’opposition pour mener à bien les négociations qu’il souhaite avec le FMI, le tout dans un contexte de crise économique et sur fond de situation sociale critique. Reste à savoir à quel point la défaite électorale des péronistes affectera aussi sa capacité à imposer ou non ses attaques anti-ouvrières destinées à financer la dette et les capitalistes. Vingt ans après l’Argentinazo [10], l’explosion populaire de 2001 qui avait fait démissionner le président et trembler la bourgeoisie, les raisons ne manquent pas pour que s’exprime à nouveau la profonde colère des classes exploitées.

Le 15 novembre 2021, Sabine Beltrand


Lire aussi :


[1De Juan Domingo Perón, qui fut Président de juin 1946 à septembre 1955, puis d’octobre 1973 à juillet 1974 après une période d’exil. Courant nationaliste bourgeois avec un ancrage populaire important, notamment par le biais syndical.

[2La coalition Juntos por el Cambio réunit plusieurs tendances plus ou moins libérales ou conservatrices, nationalistes, mais aussi des secteurs issus du radicalisme, de la démocratie chrétienne, du péronisme et de la social-démocratie.

[3Voir l’article de Convergences révolutionnaires du 19 septembre 2021, intitulé Les élections en Argentine ouvrent une crise politique gouvernementale et de nouveaux défis pour les révolutionnaires.

[4Le Front de gauche et des travailleurs (FIT-U) regroupe depuis 2010 trois, puis quatre organisations trotskistes : le Parti des travailleurs socialistes (PTS, lié au Courant communiste révolutionnaire-Révolution permanente en France), le Parti ouvrier (PO), la Gauche socialiste (IS) et le Mouvement socialiste des travailleurs (MST).

[56,83 % dans la province de Buenos Aires, de loin la plus peuplée ; 7,77 % pour la ville autonome de Buenos Aires ; 25,08 % dans la province de Jujuy, quasiment à égalité avec le Frente de Todos ; 7,04 % dans la province de Santa Cruz, fief de la famille Kirchner, auxquels il faut ajouter les 2,08 % du Nuevo MAS ; 8,19 % dans la province de Neuquén.

[6José C Paz est une ville-dortoir où, d’après les statistiques gouvernementales, 22 % de la population (près de 60 000 personnes) se situe au degré le plus élevé de l’Indice de carences multiples (un indice qui prend en compte notamment l’accès à l’éducation, aux services de première nécessité et la qualité de l’habitat).

[7Le mouvement piquetero désigne le mouvement des travailleurs sans emploi qui s’est développé en Argentine dans les années 1990 et a joué un rôle de premier plan dans l’explosion sociale qui a suivi la crise économique de 2001. Le terme renvoie à une méthode d’action de prédilection du mouvement, les piquetes, qui consistent à couper routes, ponts et autres axes de communication stratégiques.

[8Du PJ, Parti justicialiste, fondé par Juan Domingo Perón, auquel appartient par exemple Alberto Fernández. Fréquemment employé comme synonyme de péroniste.

[9À l’occasion de la « Journée des militants » instituée pour l’anniversaire du retour de Perón en 1972 après 17 ans d’exil, rappelé par la bourgeoisie pour tenter de contenir la remontée des luttes populaires, une ultime étape avant le coup d’État militaire de 1976.

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