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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 84, novembre-décembre 2012

Chez Orange, comme à la SNCF ou La Poste, Des milliers d’embauches en trompe-l’œil

Mis en ligne le 28 novembre 2012 Convergences Entreprises

À grand renfort de déclarations médiatiques, plusieurs grands groupes comme Orange, la SNCF ou La Poste [1], ont annoncé des milliers de recrutements pour les années à venir. Illusion !

Chez Orange, pour 4 000 embauches en CDI annoncées sur trois ans, il y a 9 000 départs prévus, soit la suppression nette de 5 000 postes sur les 100 000 que compte l’entreprise. Sans oublier les effets d’annonces de la période précédente (2010-2012) où France Telecom s’était engagée à embaucher 10 000 salariés et n’a à ce jour atteint que le chiffre de 8 000 ! France Telecom compte par ailleurs sur sa politique de recrutement par milliers de jeunes apprentis et contrat pro pour tenter de combler les trous.

Et, comme les dividendes promis aux actionnaires restent à un très haut niveau, la pression à la rentabilité va s’accroître sur l’ensemble du personnel. D’ailleurs, même si la direction, pour l’instant, met plus de gants qu’avant la « crise des suicides », la pression a commencé.

Par exemple, les chefs demandent aux techniciens d’intervention chez le client de faire plus de rendez-vous. Sur les plateaux téléphoniques, le poste de travail e-chat permet de répondre en direct par mail aux demandes des clients au lieu de le faire par téléphone ; c’est un poste récemment créé pour sortir de la prise d’appels en continu et pour permettre aux télé-conseillers de souffler un peu. Il n’était donc pas soumis à des objectifs quantitatifs mais voilà que ce n’est plus le cas.

Dans ces conditions, nombre de collègues aimeraient partir à la retraite. Ils ont d’ailleurs les droits nécessaires pour le faire. Or beaucoup restent, contraints et forcés, car le niveau de retraite est si faible qu’il ne permet pas de vivre correctement, encore moins quand on a encore les études des enfants à financer ou la maison à finir de payer. Une situation sociale aberrante qui oblige à maintenir des travailleurs âgés au boulot alors que toute une jeunesse en attend un.

8 novembre 2012, Vladimir DANTEC


[1Voir nos articles d’octobre 2012 sur la Poste et la SNCF dans Convergences révolutionnaire n°83 : « SNCF : Guillaume Pepy prestidigitateur » ; « Le grand dialogue à la Poste… la grande supercherie ».

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Numéro 84, novembre-décembre 2012

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