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À la Défense, on contre-attaque !

7 octobre 2020 Article Entreprises

Le rassemblement de ce mardi 6 octobre, au bas de la tour Total à la Défense, a été appelé à l’initiative de la CGT Grandpuits (Seine-et-Marne) et voté par plus de 200 salariés du site, réunis en assemblée générale le 25 septembre. Le rassemblement a été animé par une quarantaine de salariés de Grandpuits tambourinant sur des barils de pétrole, bien décidés à se faire entendre. Il a réuni quelque 200 personnes : des militants politiques et des jeunes venus en soutien mais aussi de nombreuses délégations syndicales de la pétrochimie de toute la France, de Total et de ses filiales comme Hutchinson notamment, menacée d’un PSE de 1 000 emplois (en France), sans compter les 6 000 intérimaires.

Derrière les prétextes... le profit

C’est au nom de la « reconversion écologique » que Total met en place son plan de licenciements. L’argument n’a semblé convaincre personne et certainement pas les militants qui tenaient une banderole dénonçant l’extraction du gaz de schiste par Total en Algérie. Argument écologique, crise sanitaire, crise économique... tous les prétextes sont bons pour permettre aux patrons de sortir des cartons les restructurations et plans de licenciements prévus depuis des années.

Cela n’a pas non plus échappé aux salariés présents au rassemblement. Ils mettaient en avant le seul et unique motif de ces plans : le maintien des profits pour les actionnaires. À Grandpuits, le site est menacé de fermeture par Total, du fait de l’état déplorable des pipelines dont le délabrement pourrait causer des désastres tant écologiques qu’humains. Comment penser que Total reconvertirait son industrie, alors qu’elle n’est aucunement préoccupée par l’entretien des infrastructures existantes ?

On est là !

La présence de ces ouvriers venus de bien des endroits en France faisait chaud au cœur, sans masquer les difficultés de la période : au-delà des seuls salariés de l’industrie pétrochimique, c’est l’ensemble des classes populaires et de la jeunesse qui voient leurs conditions de vie et de travail se dégrader.

Au cours de discussions, des militants syndicaux ont évoqué des tentatives de rapprochement entre diverses entreprises, parfois entre différents secteurs, comme au Havre entre des salariés de Total et de Dresser (métallurgie), également menacés de licenciements.

L’heure est à la coordination Totale

Ces initiatives embryonnaires sont positives et à élargir. Si elles sont loin encore d’être à la hauteur des attaques patronales, c’est en s’engageant sur cette voie qu’on se donnera les moyens de les faire reculer.

Dylan Bourrier

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