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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2021 > novembre > 8

Le capitalisme n’est pas recyclable : enfouissons-le dans les poubelles de l’histoire !

(Photo : copyright photothèque Rouge /JMB.)

De nombreuses manifestations se sont déroulées ces derniers jours en marge de la COP26 qui se tient à Glasgow en Écosse, dénonçant l’inaction des dirigeants et appelant au changement, celui d’un système capitaliste responsable de la crise climatique. Pas un État n’a tenu ses engagements – déjà bien faibles ! – pris aux précédentes, notamment à la COP21 d’il y a six ans dont on nous vantait tant les mérites. Alors que la planète, elle, continue de brûler.

Qui sont les coupables ?

Qui pollue le plus ? Selon une étude, cette année 17 % du CO2 ont été émis par les 1 % les plus riches de la planète.

Qui triche sur les logiciels anti-polluants, le fameux dieselgate ? Les grands constructeurs automobiles, dont Renault et Peugeot.

Qui a longtemps nié l’existence du réchauffement climatique malgré les preuves scientifiques ? Les multinationales du pétrole.

Le capitalisme, productiviste par nature, en course infernale aux profits, exploite et épuise à la fois les travailleurs et la nature, a inventé l’obsolescence programmée et va jusqu’à détruire des produits s’ils n’ont pas trouvé d’acheteurs.

Une incurie « Total »

Les politiciens et gouvernants appuient tous ces grands groupes les plus polluants. Quand ils n’en sont pas eux-mêmes les patrons, comme ce sénateur démocrate américain Joe Manchin, surnommé le « roi du charbon », qui vient de mettre en échec l’adoption du timide plan « Climat et social » de Joe Biden qui l’aurait gêné. Certains des plus grands pollueurs se retrouvent parmi les « sponsors » de la COP ! Et Total avec ses projets de forages pétroliers en Ouganda, mettant en danger cette région de lacs, est soutenu par Macron.

Chaque COP accouche d’une souris, chaque État défend, ses « champions nationaux », sa prétendue souveraineté énergétique, sur le dos et la santé des autres, comme si nous ne vivions pas sur une même planète !

Le « blablabla » des solutions vertes

Les politiciens bourgeois rivalisent de prétendues « solutions » pour résoudre la crise climatique. Elles consistent à prendre des milliards d’euros dans les caisses étatiques – nos impôts – pour subventionner les profits du grand capital et vendre telle ou telle technologie soi-disant miracle : hydrogène, voiture électrique, séquestration du carbone, etc. Mais à chaque fois, c’est bel et bien l’extraction du profit qui oriente ces solutions. Jadot a promis 25 milliards de subventions aux patrons, Macron 30 milliards, qui dit mieux ?

Leurs « solutions » passent aussi par des hausses des prix de l’énergie, déjà trop élevés. Sous prétexte de transition énergétique, Renault a supprimé près de 15 000 postes dans le monde en moins de deux ans.

Les premiers engagements de la COP26 sont dérisoires, comme l’arrêt des déforestations… en 2030 seulement alors que la destruction des forêts s’accélère ces dernières années.

L’urgence d’en finir avec ce système

Alors oui, il y a urgence. Celle de contester au grand patronat son pouvoir de décision et d’organisation de la production. Ce sont les travailleurs de ce monde, ou ceux en devenir, qui sont le mieux à même de le faire : parce qu’ils sont des milliards, et à des postes clés d’une production qu’ils peuvent contrôler, selon les besoins de la population et protégeant son environnement.

Il y a urgence d’en finir avec le capitalisme, ce système économique mortifère pour la nature et nos vies. D’instaurer une société où l’on vivrait beaucoup mieux en travaillant beaucoup moins, une société où l’on se partagerait le temps de travail nécessaire et réorganiserait la production. Une société où l’on ferait disparaitre les activités et industries nuisibles ou inutiles, comme la production d’armes ou les mille marques pour le même dentifrice, où on lancerait d’immenses chantiers, dans les transports en commun, dans l’éducation ou dans la recherche et le développement d’énergies vraiment vertes.

Tout cela, aucune COP ne le permettra : la jeunesse et le monde du travail ne pourront compter que sur leurs propres mobilisations.

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