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Ubérisation du journalisme

17 juillet 2021 Brève Culture

De même qu’on vend les mêmes articles textiles sous toutes sortes de marques différentes, ce sont aujourd’hui les mêmes agences de presse qui alimentent plusieurs journaux, dont certains sont censés avoir des orientations différentes. Ce phénomène en plein développement a notamment été mis en lumière par la grève des journalistes du magazine Science et vie remplacés par des sous-traitants. Dans le jargon professionnel, on appelle cela des « fournisseurs de contenu ».

Jérôme Doncieux, le président du syndicat des agences de presse d’information – celles qui fournissent ces articles – se vante d’ailleurs de l’économie et de la flexibilité de cette formule. D’autant que les salariés de ces agences n’ont bien souvent pas le statut de journaliste et les garanties qui vont avec. Certains sont payés 12 euros le feuillet, alors que le minimum fixé par la convention collective est de 53,46 euros. Une employée d’une de ces agences rapporte qu’elle devait parfois rédiger huit articles par jour pour des sites différents et n’avait évidemment ni le temps ni les moyens de vérifier ses informations… qu’elle allait piocher sur d’autres sites !

Il n’y a plus qu’à prier François de Sales, le saint patron des journalistes, pour que les choses s’améliorent. C’est pas gagné !

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