Sacrifier les petits fours, pour le plat de résistance
2 février 2009 Brève
Après avoir fait mine de résister, les patrons des six principales banques françaises ont cédé à Sarkozy. Ils ont renoncé à leur « bonus » pour 2008.
Mais ce n’est qu’un petit dessert. Ils s’offrent toujours de plantureux salaires fixes, des actions gratuites, des stock-options, des jetons de présence (parfois plusieurs centaines de milliers d’euros) et des primes exceptionnelles. Et leurs banques vont recevoir, en échange de ce « sacrifice », 21 milliards d’euros d’aide de l’Etat, payés avec l’argent de nos impôts. Sans aucune contrepartie ni contrôle de l’Etat sur l’usage de cet argent !
Sarkozy voudrait faire ainsi d’une pierre deux coups : engraisser les banquiers en faisant croire aux salariés que, face à la crise, les sacrifices sont également répartis.
Mais personne n’est dupe. Les vrais sacrifices, c’est aux travailleurs qu’il les réserve : baisse du pouvoir d’achat, intensification du travail, licenciements, chômage partiel, précarité.

