Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 6, novembre-décembre 1999

Editorial

Pour une nouvelle campagne LO-LCR

Mis en ligne le 1er décembre 1999 Convergences Politique

Les plans de suppressions d’emplois, voire de licenciements dans les grandes entreprises continuent de tomber. Sous l’égide du gouvernement de la gauche plurielle, loi Aubry, réforme hospitalière, réforme du régime des retraites se mettent en place ou se préparent. Le chômage n’a reculé, bien légèrement, que pour accentuer la précarité de l’emploi. Ainsi, exemple frappant, les 300 000 chômeurs en moins des statistiques officielles correspondent à peu près aux 300 000 emplois-jeunes que le gouvernement se vante d’avoir créé dans le même temps. L’embellie économique profite certainement à la bourgeoisie et à une partie de la petite bourgeoisie. Mais pour les travailleurs il n’y a pas d’embellie ni dans les conditions de travail ni dans les conditions de vie, seulement des menaces tous azimuths d’une aggravation.

L’offensive des capitalistes, commencée il y a longtemps, se poursuit et même redouble. Et depuis deux ans ni le retour de la gauche au gouvernement, ni la reprise économique ne l’ont stoppée, ni même atténuée. Seule la lutte de classe le pourra et le fera. Seule une contre-offensive d’envergure de toute la classe ouvrière c’est-à-dire un mouvement d’ensemble appuyé sur la grève générale, pourrait imposer les mesures d’urgence qui inverseraient radicalement le rapport des forces actuel. La tache essentielle des communistes révolutionnaires demeure de la préparer dans toute la mesure de leurs forces, par leur propagande comme par leurs interventions.

LO et la LCR ont répondu à la proposition du PCF d’organiser une manifestation contre le chômage et pour l’emploi le 16 octobre à Paris. Une nouvelle journée de manifestations sur les mêmes thèmes est envisagée pour le 11 décembre.

La politique de la direction du PCF, « un pied dans les institutions » et « un pied dans le mouvement populaire », ne doit certainement pas empêcher les révolutionnaires de participer et d’organiser les actions communes proposées ou acceptées par le PCF, même limitées, même partielles, malgré même le flou des objectifs proposés.

Mais plus nous développerons une action commune tout à fait souhaitable avec le PCF, et a fortiori évidemment avec d’autres organisations politiques, associations ou syndicats, et plus en parallèle l’affirmation claire de la politique des révolutionnaires sera une nécessité. D’ailleurs tout en manifestant avec l’extrême-gauche contre les patrons et pour l’emploi, Robert Hue multiplie les déclarations en défense d’un gouvernement qui partage pleinement la responsabilité du chômage avec le patronat, et apporte son appui à la loi Aubry qui permet à ces mêmes patrons d’aggraver l’exploitation. En manifestant avec le PCF nous devons donc affirmer notre opposition à ce gouvernement, à la loi Aubry, à toutes ses attaques contre la classe ouvrière. Ne pas prendre plus de libertés avec notre allié du jour, mais pas moins qu’il n’en prend lui-même avec tous ceux qu’il appelle à manifester avec lui.

Plus les occasions pour l’extrême-gauche de se rassembler avec d’autres seront nombreuses et plus il sera nécessaire de proposer à ces mobilisations communes des objectifs clairs et correspondant aux intérêts de l’ensemble des travailleurs. Non pour en faire des conditions de l’action commune, mais pour qu’aucun front ou alliance politique formels ou informels ne se constitue, autour et en soutien de la politique de Robert Hue.

Dans ces colonnes, depuis six mois nous avons proposé et reproposé à nos organisations, LCR et LO, de prolonger la campagne entreprise à l’occasion des élections européennes. Une campagne commune LO-LCR pour le plan d’urgence et un mouvement d’ensemble ne répond pas seulement à la situation du monde du travail. Elle est aussi indispensable pour que l’extrême-gauche joue dans le mouvement ouvrier le rôle à la hauteur de la force politique qu’elle représente aujourd’hui.

Le 6 novembre 1999

Mots-clés : | |

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article