Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 6, novembre-décembre 1999 > DOSSIER : Sécurité sociale, hôpitaux, santé : les réformes de l’austérité

DOSSIER : Sécurité sociale, hôpitaux, santé : les réformes de l’austérité

L’hôpital Européen Georges Pompidou (HEGP) : Chronique d’une restructuration annoncée… mais non achevée

Mis en ligne le 1er décembre 1999 Convergences Entreprises

La presse s’est surtout fait l’écho des problèmes rencontrés lors de la construction de ce « vaisseau » qu’est le nouvel hôpital du 15e arrondissement de Paris, l’HEGP, et d’un certain gâchis. C’est ainsi qu’il a fallu casser des murs pour faire rentrer certains appareils, que les portes des chambres sont trop étroites pour les lits prévus pour transporter les malades. Un gâchis qui n’en est pas un pour tout le monde : bien des entreprises se sont enrichies dans l’affaire.

En revanche, la presse s’est bien gardée de parler de l’avenir du personnel. Car la fermeture des hôpitaux Broussais, Boucicaut et Laënnec (BBL) signifie d’abord fermeture de lits et suppressions de postes. Ce sont plus de 400 lits fermés ainsi sur les 1200 répartis sur ces trois hôpitaux, et près de 900 emplois supprimés, sur plus de 3000. Les conditions de travail du personnel à l’HEGP s’annoncent dures, non seulement du fait du manque évident de personnel mais aussi des nouveaux horaires imposés. Le personnel de jour travaillera en grande équipe, c’est-à-dire parfois du matin, parfois de l’après-midi. Sans compter la polyvalence exigée, qui amènera chacun à aller remplacer les collègues absents, quel que soit leur service.

Aussi, bien des titulaires n’ont pas demandé à être mutés à l’HEGP. Mais les travailleurs de la santé en contrat précaire, eux, ont moins que les titulaires la possibilité de refuser un poste, et de discuter les conditions de travail. Et ils sont fort nombreux depuis un, deux, trois, voire quatre ans, en CDD, sans aucune garantie ni même sans aucune information sur leur avenir. Ils ont fait grève au printemps dernier, avec les titulaires, pour dénoncer la précarité et réclamer l’embauche de tous les précaires en poste fixe. Une répétition avant le lever de rideau ? Car c’est à sa manière que le personnel devra inaugurer l’HEGP, par une lutte déterminée pour imposer l’embauche et l’amélioration des conditions de travail !

M.P.

Mots-clés :

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article