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Les crimes de la Françafrique

7 octobre 2002 Brève

La France a envoyé des troupes en Côte d’Ivoire, officiellement pour protéger ses ressortissants, en réalité pour régler à sa manière la crise, comme au temps des colonies et sauvegarder ses intérêts économiques là-bas.

Elle soutient le président Gbagbo depuis son élection, alors qu’il mène une politique ouvertement raciste envers les travailleurs immigrés, Maliens et Burkinabés, une politique qui a déjà conduit à des massacres. Il est à craindre que ces tueries prennent une nouvelle ampleur comme au Rwanda il y a quelques années. Une fois de plus, l’Etat français a du sang sur les mains…

Réactions à cet article

  • L’armée française est à nouveau intervenue en Côte d’Ivoire, une ex-colonie africaine où elle est toujours comme chez soi. Pourtant aucun Européen n’avait été visé par des échanges de tirs légers qui avaient fait plus de 300 morts. La mutinerie des petits soldats d’une poudrerie avait mis fin au régime de Bédié et le général Gueï en avait profité pour prendre le pouvoir. Aujourd’hui le pays est divisé en deux, mais la rébellion militaire ne semble avoir qu’à demi atteint ses objectifs. Le véritable rôle de l’armée française et de ses supplétifs angolais d’un côté, comme des troupes que la CDEAO a décidé d’envoyer de l’autre, est-il de préserver la paix, au moins celle propice aux affaires des capitalistes tricolores ? Ou s’agit-il d’une nouvelle confrontation entre dirigeants locaux, clientèle de groupes capitalistes rivaux, comme Elf et Oxy, voilà quelques années au Congo ?

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