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DOSSIER : Seconde loi Aubry : une nouvelle offensive tous azimuts contre les salariés

La réduction du temps de travail sauce Aubry, c’est pas la santé !

La grande arnaque de la reconnaissance des maladies professionelles

Mis en ligne le 1er octobre 1999 Convergences Société

S’il est utile d’étudier l’évolution des maladies professionnelles déclarées, il ne faut jamais perdre de vue que les chiffres sont mensongers.

En effet pour qu’une maladie soit reconnue professionnelle, il faut qu’elle corresponde aux tableaux qui définissent les maladies, énumèrent les affections, leur degré de gravité, les listes le plus souvent limitatives de travaux censés causer la maladie, et les délais d’exposition au risque avant la demande de reconnaissance.

Ils sont conçus de manière à ne pas mettre en déficit les caisses d’indemnisation : une demande de prise en charge sur deux est refusée car n’entrant pas strictement dans le cadre de ces tableaux. Par exemple le tableau de la surdité professionnelle impose une liste limitative de travaux susceptibles de la provoquer et la façon dont est calculé le déficit auditif ne permet de prendre en charge que des surdités très importantes. Le nombre de maladies professionnelles reconnues et indemnisées est très largement inférieur à la réalité.

Un système d’indemnisation scandaleux

En outre le système d’indemnisation lui-même est scandaleux. Les lois sur les accidents du travail et les maladies professionnelles les légitiment comme inhérents au processus de production. Elles ne cherchent pas à savoir qui est responsable et comment les responsables de cette faute doivent rendre « justice ». Elles exonèrent à priori les patrons de cette responsabilité en prévoyant une assurance financière contre le risque conçu comme inéluctable. Dans la société capitaliste, l’accident du travail et la maladie professionnelle sont considérés comme socialement acceptables puisqu’indemnisables.

Quelles que soient les limites de ces statistiques, elles permettent quand même de dire que les nouvelles modalités d’organisation du travail ont des effets dévastateurs. Il y a persistance des risques « traditionnels », (travaux dangereux, risques de chutes, port de charges lourdes, bruit, toxiques, etc.) mais un poids grandissant des contraintes d’organisation du travail en terme de gestion du temps travaillé et de pression permanente des cadences et des délais d’exécution des tâches.

C.P.

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