Se basant sur le rapport annuel 2021-2022 rédigé par le Commissaire à la déontologie de la police, le quotidien québécois Le Devoir rapporte que les plaintes déposées par des conducteurs de couleur contre les policiers dans le cadre d’interceptions routières au faciès sont deux fois plus importantes qu’en 2019. Un jugement récent a reconnu le bien fondé de certaines plaintes et invalidé les interruptions de routiers sans motif autre… que la couleur de la peau du conducteur. Cependant, pour les plaignants, il s’agit d’un parcours du combattant. En effet, l’an dernier, de 60 à 65 % des plaintes reçues pour racisme ou profilage racial ont été refusées, environ 30 % sont allées en conciliation en vue d’un règlement amiable, et seulement 1 % a mené à des sanctions contre des policiers. Pas de quoi dissuader ces derniers de poursuivre leurs pratiques racistes.
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