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Accueil > Éditos de bulletins > 2007 > mars > 19

Avec Arlette Laguiller, Pour dire stop aux licenciements, aux bas salaires, à la crise du logement… alors que les profits explosent !

La semaine dernière, les salariés d’Alcatel-Lucent et d’Airbus sont descendus dans la rue. Ces deux entreprises géantes, qui font des profits, suppriment à elles seules des dizaines de milliers d’emplois. Sarkozy propose que l’État entre dans le capital d’Airbus. Ségolène Royal préfère que ce soient les collectivités locales et Bayrou, comme d’habitude, dit la même chose que les autres, en plus mou. Les uns comme les autres refusent de toucher aux subventions qui arrosent les entreprises : 65 milliards en 2006 ! Tous ces politiciens se penchent sur le sort des entreprises, c’est-à-dire de leurs actionnaires, mais aucun ne se soucie des travailleurs.

La seule mesure qui pourrait combattre le désastre social qu’est la montée du chômage, c’est l’interdiction des licenciements collectifs, sous peine de réquisition sans indemnité ni rachat. Et parallèlement l’embauche massive dans les services publics qui ne cessent de se dégrader : hôpitaux, Éducation nationale, transports publics.

Les prix continuent à augmenter. Les salaires, eux, restent bloqués. Il est urgent d’augmenter les salaires mensuels de 300 Euros pour tous, comme le réclament les grévistes de Citroën-Aulnay, et que le Smic soit porté immédiatement à 1500 Euros net.

Il y a aujourd’hui plus de trois millions de personnes en attente de logement HLM, galérant chez des parents ou des amis, ou condamnés à vivre dans des taudis, sans compter le nombre des SDF qui ne cesse d’augmenter. Il faut un service public du logement qui prenne en charge directement la construction de deux millions de logements en deux ans. Que l’on réquisitionne les terrains nécessaires ! Et dans l’immédiat, réquisition des centaines de milliers de logements vides.

Pour l’année 2006, les profits cumulés après impôt des 40 entreprises cotées au CAC 40 atteignent le montant fabuleux de 100 milliards d’Euros. Les dividendes distribués aux actionnaires explosent. C’est pour accumuler toujours plus de profit que les dirigeants de ces grands groupes poussent les travailleurs vers la misère et la société vers l’abîme. On ne peut pas les laisser faire !

Il faut contrôler les comptabilités des entreprises, abolir le secret commercial, industriel et bancaire, savoir d’où vient l’argent, où il va et à quoi il sert. Il faut soumettre ces grandes entreprises au contrôle de la population.

Ce qui reste à l’ordre du jour, c’est l’unification des luttes aujourd’hui dispersées, qui sont nombreuses à éclater mais de façon isolée sur des revendications pourtant communes à tous les travailleurs. Un mouvement d’ensemble serait capable de faire reculer le patronat et de donner aux travailleurs les moyens de changer réellement le sort des classes populaires.

Votez Arlette Laguiller pour dire :

Ça suffit ! C’est aux travailleurs d’imposer leurs choix !

Bientôt nous serons invités à donner notre avis. Eh bien donnons-le. En toute clarté et le plus fermement possible.

En votant pour Arlette Laguiller, la candidate de Lutte Ouvrière, vous montrerez que si vous rejetez la droite, porte-parole et serviteur attitré du grand patronat, vous ne faites pas pour autant confiance à la gauche, qui a toujours trahi ceux qui l’ont élue par refus de toucher au grand capital et à ses intérêts.

Les votes ne remplaceront pas les mouvements de lutte sociale indispensables pour changer notre avenir à tous, mais ils peuvent contribuer à les préparer en popularisant des objectifs et en donnant confiance.

Surtout, il faut que les votes en faveur d’Arlette Laguiller, qui contestent l’ordre social, soient suffisamment importants pour que le grand patronat et ses serviteurs s’inquiètent de l’évolution de l’état d’esprit des classes populaires.

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