Il y a 80 ans, le 21 août 1940, Léon Trotski (de son vrai nom Lev Bronstein) était assassiné sur ordre de Staline, à Mexico où il s’était réfugié depuis 1937. Ce fut son dernier exil après avoir été déporté par Staline à Alma Ata en 1928, puis expulsé d’URSS un an plus tard, en Turquie d’abord, d’un pays d’Europe à l’autre ensuite, sur cette « Planète sans visa » pour un révolutionnaire qu’aucun gouvernement ne voulait voir sur son territoire. Principal dirigeant de la révolution russe de 1917 aux cotés de Lénine, c’est lui qui, après la mort de ce dernier, a transmis par son militantisme et ses écrits l’expérience de cette lutte qui a ébranlé le monde et a défendu les idées communistes et le programme révolutionnaire au-delà et contre la caricature qu’en avait faite la bureaucratie.
C’est Trotsky qui lutta sans relâche contre le développement en URSS de cette bureaucratie parasite, dont Staline s’imposa comme le porte-parole tout puissant. Une bureaucratie qui, contrôlant l’État, a usurpé le pouvoir à la classe ouvrière, transformant la dictature du prolétariat (la plus grande démocratie, puisque contrôle direct de la société par les travailleurs et les paysans pauvres) en sa propre dictature sur et contre le prolétariat, pour la défense de privilèges de caste.