Dans cet essai, Andreas Malm, militant marxiste et universitaire suédois membre de la IVe Internationale (ex-SU), auteur notamment de l’Anthropocène contre l’histoire, analyse la crise du Covid-19 d’un point de vue écologiste et anticapitaliste.
Avec un grand talent de vulgarisateur, l’auteur commence par rappeler, dans un style incisif et accessible, le lien entre les bouleversements écologiques – dont, en premier lieu, l’accélération de la déforestation – et l’augmentation des risques d’émergence de pandémies : les animaux sauvages, porteurs de germes potentiellement dangereux pour l’homme, sont chassés de leurs habitats et entrent en contact avec les humains et les animaux d’élevage.
Face à l’urgence, la perspective social-démocrate est vouée à l’échec, puisque, même s’il était possible de réformer le capitalisme, une telle méthode suppose de disposer de beaucoup de temps. Symétriquement, l’auteur fait une « nécrologie » de l’anarchisme, car la mise en place d’une transition écologique nécessite une organisation centralisée pour être mise en place, et donc un pouvoir d’État. .
Là où le bât blesse, c’est lorsque Malm pose la question de la nature d’un tel État.