Lundi soir, troisième épisode dans la série « Macron nous parle ». Après Macron le guerrier, on a eu droit à l’agneau pascal, ou à Macron le curé : ton apaisé et prudent, vocabulaire précautionneux, du « nous » à toutes les sauces. Après l’union nationale va-t-en-guerre, voici la version « peace and love ». Mais pas de quoi nous embobiner.
Il n’y a pas de « nous » qui tienne
Quoi qu’en dise Macron, son « nous » n’existe pas. Ce n’est pas « Nous » qui sommes responsables de la situation actuelle : ni du manque de stocks de masques, ni de la suppression de dizaines de milliers de lits dans les hôpitaux, ni du manque de moyens dans les Ehpad. Ni de ce confinement à double vitesse, qui voit des millions de travailleurs contraints de se rendre au boulot dans des usines où la promiscuité règne.