Vive les ouvriers tunisiens, sale temps pour nos patrons
31 janvier 2011 Brève
Il n’y avait pas que la famille Ben Ali qui se faisait du fric sur le dos du peuple tunisien, mais aussi la famille Peugeot et bien d’autres : 1 250 entreprises françaises, 110 000 salariés. Avec un smic à 120 € pour 40 heures, 140 € pour ceux à qui on impose 48 heures par semaine, l’affaire était juteuse. Ben Ali est parti, les exploiteurs sont toujours là.
Mais ça commence à chauffer aussi pour eux : vendredi dernier, 28 janvier, les 740 ouvriers de l’usine Faurecia (filiale de Peugeot-Citroën) en Tunisie, ont fait un sit-in pour réclamer l’amélioration des conditions de travail et l’augmentation des salaires.

