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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 112, mars-avril 2017

Un billet d’Audrey Vernon qui n’a pas plu à la direction de la SNCF !

Mis en ligne le 5 avril 2017 Convergences Culture

Dans la foule des nombreux cheminots et travailleurs venus demander justice pour Édouard, il y avait Audrey Vernon, humoriste et chroniqueuse. Deux jours plus tard, dans un très beau billet sur France Inter, elle a dénoncé la responsabilité de la SNCF en citant les dirigeants qui ont harcelé ce collègue et l’ont poussé à commettre l’irréparable. Mais depuis lundi, plus possible de réécouter sa chronique sur Internet : un message d’erreur s’affiche dès qu’on essaie d’y accéder ! Audrey Vernon est censurée et menacée de sanctions. La direction de la SNCF a dû passer par là ! Non contente de s’en prendre quotidiennement à ses salariés, elle tente de faire taire les humoristes qui dénoncent ses sales méthodes. Pari perdu : elle a ainsi assuré un bon coup de pub à la chronique, son interdiction a multiplié le nombre de ses auditeurs. Et nous en profitons pour faire à nouveau, ci-dessous, de la pub au spectacle d’Audrey Vernon.


One woman show anticapitaliste

C’est ainsi que Audrey Vernon qualifie son « seule en scène ». Pari osé d’écrire en 2009 un spectacle « comique » traitant du capitalisme, du CAC 40, des milliardaires, des crises économiques, de l’exploitation et prenant fait et cause pour les plus pauvres. Son personnage ? Une comédienne ingénue, cynique et vénale qui enterre sa vie de jeune fille à la veille d’épouser un milliardaire et qui nous prodigue ses derniers conseils pour trouver le bon parti. Un texte ciselé, au second degré, où les 1 300 milliardaires de la planète, les ultra-riches, sont brocardés tour à tour : Carlos Slim, Bill Gates, Georges Soros, Warren Buffett, Liliane Bettencourt. Elle égraine la liste des grosses fortunes de Forbes et se paie la tête d’une partie de ces 85 personnes les plus riches qui possèdent autant que la moitié de la population mondiale. Un démontage en règle de la logique du capitalisme, de la mécanique de la mondialisation et du libéralisme, chiffres et statistiques à l’appui.

Et puis, dans la vraie vie, Audrey Vernon ne se contente pas des planches traditionnelles. Elle est allée jouer sur une scène improvisée faite de palettes, devant les Fralib et sur fond de l’Internationale. Elle a donné des représentations aussi chez Petroplus, Arcelor-Mittal, Conti, Virgin… chez ces travailleurs en lutte contre les multinationales.

Dans la même veine, elle a écrit en 2011 un autre spectacle, un One Marx show, « Marx et Jenny » sur la vie de celui qui a traqué la plus-value, de sa femme Jenny et de leur fidèle compère Engels. Pour cela elle a potassé 30 ans de correspondance. Des spectacles pour réfléchir mais pour rire aussi… rouge !

Retrouvez Audrey à « La nouvelle Seine », péniche sur berges, face au 3 quai Montebello – 75005 Paris. Tous les dimanches à 17 heures 30 et prolongations en avril, mai et juin 2017. Les vendredis et samedis à 19 heures 45, dans « Comment épouser un milliardaire » et « Marx et Jenny ».

Christian COCHET

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