Turquie : la « fatalité » s’appelle capitalisme
19 mai 2014 Brève
Face à la pire catastrophe industrielle que ce pays ait jamais connu, les mensonges du patron de la mine et de son ami premier ministre Erdogan s’accumulent. Mensonge sur le nombre de mineurs ensevelis. Mensonge sur les circonstances de l’accident. Et incroyable mépris lorsque Erdogan invoque la « fatalité ».
La mine avait été privatisée au profit de proches du parti AKP au pouvoir, qui se vantent d’avoir depuis divisé les coûts de production par plus de cinq. Et il y a deux semaines, les députés de l’AKP, majoritaires, avaient refusé une commission d’enquête sur la sécurité des mines du pays.
Il a fallu des grèves et des manifestations pour que la justice inculpe quelques responsables. Mais pour réellement inquiéter le patronat et ses complices gouvernementaux, il faudra bien plus qu’un procès. Seule la révolte qui gronde dans tout le pays depuis l’accident, si elle continue, pourra mettre en accusation ce système criminel.

