Pauvre Ukraine, sur fond de rivalités entre riches
12 mai 2014 Brève
Les séparatistes pro-russes de l’est et du sud-est de l’Ukraine ont organisé ce dimanche des référendums d’indépendance. Résultat sans surprise, puisque les opposants à la partition de l’Ukraine ne sont pas allés voter.
Depuis quelques semaines, les affrontements se sont multipliés entre les milices pro-russes, soutenues par la Russie, et la police et l’armée ukrainienne.
Pendant que la situation empire, les dirigeants occidentaux, qui n’ont cessé de jeter de l’huile sur le feu, négocient discrètement pour placer en Ukraine leurs pions. Poutine, de son côté, demandait la semaine dernière le report de ce référendum, question de donner le change. Et tous de se faire à l’idée d’une éventuelle partition du pays, pourvu qu’ils y retrouvent chacun leurs intérêts.
Pour le peuple ukrainien, c’est une autre affaire : si le régime sortant était corrompu, le grand favori de l’élection présidentielle prévue pour le 25 mai (si elle a lieu) est un oligarque milliardaire, favorable aux impérialismes occidentaux et non moins véreux.
Nationalisme exacerbé d’un côté, crainte de voir leurs usines ou leurs mines fermées par le nouveau pouvoir de l’autre, les travailleurs d’Ukraine sont victimes de ce sinistre jeu de Risk entre trusts et grandes puissances rivales. Ils ne peuvent s’en sortir qu’en défendant ensemble leurs propres intérêts.

