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Renault-Guyancourt : la grève des PEI continue

(Crédit Photo : bruno arlequin9969)

Depuis lundi 25 avril, la majorité des 130 salariés de PEI, société en charge du nettoyage au technocentre Renault Guyancourt (TCR) sont entrés en lutte contre leur direction et celle de Renault.

En cause : la décision de Renault d’imposer le télétravail aux salariés Renault au moins une fois par semaine et donc de fermer le site tous les vendredis pour réaliser des grosses économies… sur cette prestation.

Une décision tout simplement inacceptable pour les salariés de PEI dont le temps de travail avait déjà été réduit à 75 % depuis la crise du Covid et dont les salaires, pour les temps pleins, atteignent à peine le Smic.

Les grévistes ont donc débrayé massivement ce jour-là, défilant avec drapeaux dans les bureaux en scandant que « tous les vendredis doivent être payés » et que « Renault n’a pas à faire d’économies sur notre dos ». Une réaction qui a visiblement surpris les directions, tant de PEI que de Renault. Dès le lendemain, alors que la grève se poursuivait, cette dernière annonçait à une délégation de grévistes le paiement à 100 % du vendredi suivant et des heures de grève. Quant à la suite, la décision serait donnée le 29 avril…

Renault contre-attaque

Sans trop de surprise, la réponse donnée a été négative. Les grévistes ont décidé de relancer le mouvement à partir du jeudi 5 mai. Mais dès avant cette date, les directions de Renault et PEI, main dans la main, ont cherché à mettre toutes les entraves possibles à l’organisation du mouvement, interdisant notamment l’accès du site aux élus du personnel et aux représentants syndicaux de PEI extérieurs au site… Avant d’étendre cette interdiction à l’ensemble des salariés en désactivant leur badge le jour de la grève ! Une manière particulièrement minable – et illégale – d’essayer d’invisibiliser le mouvement et de couper les contacts entre les grévistes et les autres salariés du site. Le lendemain, la direction de Renault faisait même placer des barrières et des vigiles, vingt mètres devant les tourniquets. Cerise sur le gâteau, Renault faisait annoncer le jour même son intention de recourir à une autre société si un « service minimum » n’était pas assuré.

Et maintenant ?

Face à l’ampleur de la riposte, les grévistes ont déjà compris qu’en plus de leur enthousiasme et de leur solidarité, il allait aussi falloir s’organiser pour durer face à l’opposition de Renault.

Ainsi, en plus des assemblées générales, un comité d’organisation de la grève, comprenant des délégués et des non syndiqués, hommes et femmes à parité, a été élu. Car le combat continue. Même si les grévistes ont accepté de réaliser un service minimum, ils restent massivement mobilisés pour faire aboutir leurs revendications. À commencer par celle-ci : « Tous les vendredis doivent être payés, paiement des salaires à 100 % ! »

Correspondant

(Article paru dans l’Anticapitaliste no 615)

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