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Quelle politique des communistes révolutionnaires vis-à-vis du PCF ?

1er août 1996 Politique

Les différents partis politiques, ceux de droite mais aussi le PS et le PC, ont déjà entamé leurs grandes manoeuvres en vue de l’échéance électorale des législatives de 1998.

Mais ce ne sont pas les élections qui ont marqué la situation politique de ces derniers mois. C’est le mouvement social de décembre 95 qui a connu un début de généralisation dans le secteur public et occasionné les manifestations les plus massives depuis 1968 dans tout le pays. Il y avait eu une première vague de grèves (en particulier dans l’industrie et y compris dans le privé) huit mois auparavant, au printemps 95. En décembre, on a assisté au plus important mouvement de grèves et de manifestations de rue ouvrières depuis presque trente ans.

La véritable question politique de l’heure, pour la classe ouvrière, est de savoir si ce mouvement aura annoncé ou non une véritable contre-offensive ouvrière contre le gouvernement et le patronat. Le gouvernement Juppé, après un moment d’hésitation et un recul imposé par les grèves de décembre, a repris l’essentiel de ses plans contre les employés de l’État et des services publics. Dans le même temps, les dirigeants d’entreprises du secteur public comme privé, poursuivent leur offensive anti-salariés, avec, en ce début d’été, la succession de plans massifs de réductions d’effectifs et de licenciements à Moulinex, au Crédit Lyonnais, dans les arsenaux... constituant bien autant de provocations contre l’ensemble des travailleurs.

Mais la classe ouvrière a montré au long de l’année 1995 qu’il serait mal venu, pour les révolutionnaires en tout cas, de miser sur son apathie ou sa prostration. C’est aujourd’hui, sur le terrain de la lutte de classe, qu’il lui faut des perspectives politiques. Pas pour dans deux ans, sur le seul terrain électoral.

C’est là où doit se situer la ligne de démarcation entre la politique des révolutionnaires et celles des appareils réformistes, syndicaux et politiques.

Les dirigeants syndicaux des grandes centrales syndicales, quant à eux, tournent délibérément le dos à des perspectives qui permettraient aux travailleurs de changer effectivement le rapport de force avec la bourgeoisie. On vient de le voir lors des dernières journées d’action qu’ils ont orchestrées en ordre dispersé dans le secteur public, faisant défiler séparément, à des jours différents mais dans la même semaine, les travailleurs qui s’étaient retrouvés ensemble en décembre. Il n’aurait pas été plus difficile d’appeler à manifester le même jour les cheminots, les postiers, les enseignants, les travailleurs de l’armement. Ils n’auraient pas été moins nombreux au total, l’objectif aurait été clair et l’effet moral sur le reste de la classe ouvrière aurait été tout différent. En réalité, c’est sciemment que les appareils syndicaux se contentent de proposer des formes d’action en retrait par rapport à l’aspiration du « tous ensemble » du mouvement de décembre, tout en prétendant s’en réclamer pour la plupart, pour en revenir à des formes de mobilisation corporatistes.

Le PCF, lui, s’abstient soigneusement d’évoquer précisément les suites qu’il conviendrait de donner au mouvement de décembre sur le terrain des luttes, ce qui ne veut pas dire qu’il s’abstienne de toute politique, bien au contraire. Il s’est même précipité. Dès janvier, il a pris l’initiative de ses « forums de discussion » en invitant à la tribune toutes les nuances de la gauche, des radicaux et du PS jusqu’à l’extrême-gauche, afin de préparer en tout bien tout honneur, dans le pluralisme et la diversité, un nouvel avatar de l’union de la gauche pour 1998. C’est cela, la seule perspective qu’il propose à ses militants qui chez les cheminots, les postiers, les communaux, les enseignants... se sont trouvés aux premières lignes du mouvement de décembre, avec le regain de moral que cela suppose et une combativité retrouvée. Et c’est cela le piège, le fameux « débouché politique » au mouvement de décembre que la LCR a la naïveté (ou l’inconscience) d’appeler de ses voeux, cette « entente de l’espoir » selon l’expression d’Alain Krivine, qui sous couvert de discussion démocratique, permet à Robert Hue de préparer moralement les militants du PC à une nouvelle participation gouvernementale de leur parti aux côtés du PS, tout en les détournant des nécessités de l’heure. Et c’est cela que les révolutionnaires doivent d’emblée dénoncer auprès des militants communistes comme du reste des travailleurs, y compris en se servant de la tribune que le PCF trouve aujourd’hui avantageux de leur offrir.

Les 5,3 % d’Arlette Laguiller aux présidentielles de 95 d’une part, le réveil social de décembre dernier de l’autre, permettent aux révolutionnaires de s’adresser avec une certaine crédibilité aux militants ouvriers, à commencer par les militants du PC. Pas pour donner la caution de l’extrême-gauche à une nouvelle mouture de l’union de la gauche envisagée par Robert Hue, comme le fait la LCR, mais en en prenant le contre-pied. Car l’unité des travailleurs et des militants ouvriers est indispensable, mais sur un programme de mobilisation et de défense de la classe ouvrière, pas derrière Jospin qui annonce par avance qu’il mènera la même politique que celle qu’il a déjà menée avec les autres ministres socialistes au gouvernement.

LES PERSPECTIVES, CE NE SONT PAS LES ELECTIONS DE 98

Le porte-parole de notre organisation, Arlette Laguiller, s’est adressée au cours des mois de mai et juin à plusieurs reprises à Robert Hue en se disant prête à appeler à voter pour le PCF lors des législatives de 1998, si celui-ci reprenait le programme d’urgence nécessaire à la défense immédiate des intérêts des travailleurs.

Il est effectivement nécessaire que notre organisation défende une politique auprès du Parti Communiste et de ses militants, dont bon nombre ont été impliqués dans le mouvement social de 1995. Par ailleurs, la large discussion dont le PCF a pris l’initiative à l’occasion de son prochain congrès, continuation de sa campagne de « forums » de cet hiver, nous donne l’occasion de prendre la balle au bond, et d’utiliser la parole qui nous est offerte auprès des militants et sympathisants du PCF pour mettre en question sa politique.

Mais il n’est pas juste de se contenter de tenir aujourd’hui un langage de pré-campagne électorale... pour des élections qui n’auront lieu que dans deux ans, ce qui revient à ne pas dépasser le terrain électoraliste où le PCF se cantonne lui-même. Le contexte social et politique exige autre chose. A quoi serviraient le score de 5,3 % d’Arlette aux dernières présidentielles et la crédibilité qu’il lui confère, si elle ne s’en servait... que pour préparer les prochaines élections ? S’il ne lui permettait de s’adresser aux militants du PC qu’en fonction de leurs illusions électorales ? Oui, le score d’Arlette Laguiller, tout modeste qu’il soit, a traduit un certain état d’esprit dans les couches populaires que le mouvement de décembre 95 a rapidement confirmé. Il a montré une certaine crédibilité du langage des révolutionnaires. Cette crédibilité, il est de notre devoir de l’utiliser pour dresser des perspectives politiques directement sur le terrain de la lutte de classe. Pour aujourd’hui. Pas pour dans deux ans comme s’il ne devait rien se passer d’ici deux ans, comme si l’on ne misait pas sur la capacité de la classe ouvrière à peser sur la vie politique de ce pays d’ici là.

Le fait politique du mouvement de décembre, même si ce mouvement n’a pas basculé dans la grève générale, c’est d’avoir montré aux yeux des travailleurs que celle-ci est possible. Que le rapport des forces entre travailleurs d’un côté, patronat et gouvernement de l’autre, peut basculer. Que la résignation ouvrière n’est pas une fatalité. Que les réserves de la combativité ouvrière sont énormes. Que cette combativité peut devenir une force commune. Que « le tous ensemble » a une signification bien précise. Des dizaines, voire des centaines de milliers de travailleurs ont alors accédé à cette prise de conscience. Et c’est aussi ce qui, pour un temps, a pu redonner combativité et moral à nombre de militants ouvriers, à commencer par ceux de la CGT et du PC. C’est de cette prise de conscience, que les révolutionnaires doivent partir aujourd’hui.

Bien sûr, les mois passent, les travailleurs n’ont pas que la grève générale en tête (auquel cas elle aurait déjà eu lieu), et les appareils politiques réformistes se chargent vite d’étouffer le réveil de la conscience prolétarienne sous les illusions électoralistes. Oui, face à la nouvelle offensive des ministres de droite et du patronat, il est bien possible que parmi les travailleurs, y compris parmi ceux qui étaient aux premiers rangs des grèves et manifestations de décembre, certains se disent d’ores et déjà : « maintenant, l’important est que la gauche revienne ! ». Raison de plus pour que les révolutionnaires contrecarrent la renaissance de ces illusions, dès maintenant, et s’appuient sur la prise de conscience du mouvement de décembre pour proposer une autre politique.

A l’heure actuelle, le problème n’est pas de se contenter de dire aux militants du PC que nous serions prêts à appeler à voter pour eux si leur parti reprenait à l’occasion des élections le plan d’urgence de défense des travailleurs, comme l’a fait Arlette Laguiller jusque- là. C’est de leur proposer de faire de ce plan d’urgence le programme à avancer comme objectif pour les luttes, seule voie et seul moyen que les travailleurs ont de l’imposer. La nuance est d’importance.

La ligne de partage des eaux entre les révolutionnaires et les réformistes, entre ceux qui se mettent sur le terrain de la défense véritable des intérêts de la classe ouvrière et ceux qui n’aspirent qu’à s’appuyer sur les espoirs populaires pour accéder au gouvernement en y menant une politique dictée par la bourgeoisie, ne peut être la simple affirmation de la nécessité d’un contrôle ouvrier sur la comptabilité des entreprises, la destination des fonds privés comme publics pour lutter contre le chômage, la répartition des ressources de l’État et des richesses. Dans un certain contexte social, les opportunistes peuvent adopter des programmes généraux très radicaux (d’autant mieux d’ailleurs qu’on ne leur demande pas de s’engager sur des revendications précises immédiates), affirmer la nécessité générale du contrôle ouvrier ou populaire... voire de la révolution. Cela ne les engage à rien, tant que les travailleurs ne sont pas en situation effective d’exercer eux-mêmes ce contrôle.

En l’occurrence, un tel critère n’est guère susceptible de mettre le PCF au pied du mur. D’ores et déjà, lui aussi parle d’un programme d’urgence, de prendre aux riches pour donner aux pauvres, de contrôler et taxer les profits spéculatifs... même s’il lui donne un contenu plus édulcoré que le nôtre. Et Robert Hue ne s’est pas fait faute de rétorquer à Arlette Laguiller que ce qu’elle proposait, il le proposait déjà. C’était, certes, un peu forcer la réalité. Mais pour faire le plein des voix aux législatives de 98 au premier tour, où il sera certainement en concurrence avec le PS, il pourrait très bien radicaliser encore plus son langage. Cela ne l’empêcherait pas de faire alliance avec le PS dès le deuxième tour et surtout de soutenir un éventuel gouvernement PS et d’y accepter des postes de ministres, dès le lendemain des élections, si l’occasion lui en était donnée.

La ligne de démarcation, aujourd’hui, c’est une politique indiquant la voie qui permettrait aux travailleurs de se retrouver en situation d’exercer ce contrôle, c’est-à-dire de créer un rapport de force leur permettant d’exercer ce contrôle, sans se soucier des échéances électorales de 98.

Et si l’on parle sinon de « mettre le PC au pied du mur », du moins d’exercer une certaine pression politique sur lui en s’appuyant sur la combativité d’une partie de ses militants et de leur aversion envers une nouvelle union de la gauche, on ne peut le faire sérieusement qu’en lui proposant de s’entendre sur un programme d’action et de défense de la classe ouvrière à avancer, promouvoir et défendre dès aujourd’hui, pas dans deux ans.

La situation sociale, les attaques renouvelées contre la classe ouvrière, nécessitent d’offrir une perspective politique aux travailleurs conscients, à commencer par ceux du PCF. Le rôle de véritables partis ouvriers, ce serait d’intervenir politiquement dans la lutte de classe, d’offrir des perspectives qui permettent de changer le rapport de force avec le patronat et les différents gouvernements, de droite comme de gauche qui se relaient à son service. Et d’ici les législatives de 1998, oui, la classe ouvrière peut se trouver en situation de le changer, ce rapport de force. Les limites du mouvement de décembre, tiennent à ce qu’il ne s’est pas complètement généralisé. Mais la combativité ouvrière se manifestera à nouveau, c’est inévitable. Le problème est de savoir comment et avec quels objectifs en tête.

Il n’est pas en notre pouvoir, ni en celui du PCF, ni même celui des syndicats, de décréter la grève générale. Mais il dépend des militants ouvriers et de leur politique que les luttes de la classe ouvrière prennent telle ou telle orientation, confluent ou restent dispersées, aboutissent ou n’aboutissent pas, soient dévoyées ou pas. Le rôle des militants politiques de la classe ouvrière, c’est d’abord de mettre en avant les revendications communes qui faciliteront les généralisations futures, et feront prendre conscience aux travailleurs de la nécessité de cette généralisation, comme du programme susceptible d’être appliqué par les travailleurs mobilisés, sous leur contrôle.

Oui, sur le terrain de la lutte de classe, sur le terrain des luttes, il y a une politique à défendre. Cette politique, ni les centrales syndicales, ni le parti communiste ne la mènent. Le pourraient-ils ? C’est plus que douteux. Mais en tout cas, c’est celle-là que les communistes révolutionnaires doivent proposer, s’ils doivent s’adresser à eux et à leurs militants.

QUEL PROGRAMME POUR LES TRAVAILLEURS ?

Voilà, en substance, le langage que les révolutionnaires pourraient tenir auprès des militants communistes, et le programme qu’ils pourraient leur proposer :

« Se contenter, aujourd’hui, comme le fait le PCF, de proposer des perspectives électoralistes, c’est tourner le dos au mouvement de décembre, aux véritables aspirations unitaires des travailleurs dans la lutte, au ’tous ensemble !’ qu’ils reprenaient dans les manifestations de rue. »Le mouvement de décembre n’a pas vraiment abouti, mais il a montré que la contre- offensive pour stopper les mesures gouvernementales et patronales est possible. Et c’est une telle contre-offensive de l’ensemble des travailleurs qui pourra changer le rapport des forces politiques entre la classe ouvrière et la bourgeoisie.

« C’est cela qui peut ouvrir une perspective politique aux travailleurs, pas une resucée de l’union de la gauche, c’est-à-dire la perspective d’une participation gouvernementale du PCF à un gouvernement qui se prétendra peut-être de gauche mais qui sera tout autant anti-ouvrier que tous les gouvernements de gauche que nous avons connus durant les quatorze ans de présidence Mitterrand. »Le PCF devra choisir : ou Jospin et les anciens ministres du PS, les Rocard, Fabius et autres qui défendent et appliquent le même programme que Juppé, ou les travailleurs. Il ne pourra faire les deux à la fois.

« Oui, les militants syndicaux, politiques, les travailleurs, quelle que soit leur appartenance ou leur absence d’appartenance, doivent s’unir, mais pas derrière les chevaux de retour de la gauche gouvernementale. Ils doivent s’unir : »D’abord sur un programme de défense des travailleurs mettant en avant les mêmes revendications pour tous :

« Contre la dégradation du niveau de vie, 1 500 F d’augmentation mensuelle pour tous ; contre le chômage, embauche et interdiction des licenciements et des diminutions d’effectifs dans les services publics et les grandes entreprises, les 32 heures sans diminution de salaires ; pour financer cela, confiscation des bénéfices des entreprises qui licencient et des revenus spéculatifs, sous le contrôle des travailleurs. »Ensuite, sur la perspective explicite de la nécessité d’un mouvement d’ensemble de toutes les catégories de travailleurs. Le ’Tous ensemble !’, il ne suffit plus de le scander, surtout dans des manifestations sectorielles. Il faut le préparer. La grève générale, cela ne se décrète pas, c’est vrai. Mais les démonstrations, les journées d’action, les manifestations, on l’a vu aussi en décembre, cela peut se préparer, s’organiser et se faire tous ensemble, sur les mêmes revendications. C’est cela, la préparation, qui soude le moral et donne des objectifs à tous des travailleurs. C’est cela qui peut forger la confluence et la victoire des luttes à venir.

« Car seule une mobilisation générale de la classe ouvrière permettra les mesures de contrôle ouvrier indispensables sur l’attribution des crédits de l’État et les choix des grandes entreprises, en un mot obligera le patronat à payer. C’est une telle mobilisation qui, en mettant les travailleurs en situation d’exercer leur pouvoir, permettra le contrôle des comptes des entreprises, la réquisition de celles qui licencient et font des bénéfices ; de prendre aux riches pour répartir entre les travailleurs ; de confisquer aux spéculateurs pour combler le trou de la Sécurité Sociale et des caisses de chômage ; d’empêcher Bouygues d’imposer sa dictature sur la télé, d’en finir avec la pratique des pots de vins, de contrôler la destinations des fonds de la SNCF et des Télécoms, de choisir entre les avions de chasse et les hôpitaux, l’enseignement ou la recherche sur le cancer... »Evidemment, l’unité des militants et des organisations sur un tel programme de défense et de lutte prolétariennes est incompatible avec le compagnonnage électoral ou gouvernemental auprès des politiciens qui ont mené une politique anti-ouvrière.

« Les militants communistes ont été aux premières loges du mouvement de décembre. Ils peuvent être, aux côtés des militants d’extrême-gauche comme de tous ceux qui ne demandent qu’à y être entraînés, le fer de lance des futures luttes d’ensemble de la classe ouvrière. Si Robert Hue, Arlette Laguiller, Alain Krivine, se mettaient d’accord sur un tel programme de défense et de lutte à proposer aux travailleurs, qu’en dirait Jospin ? On verrait bien ! Mais une chose est sûre : les militants du PC, ceux d’extrême-gauche, les sympathisants des uns et des autres, les militants socialistes écoeurés par la politique anti-ouvrière de leurs dirigeants, les militants syndicalistes et les travailleurs qui n’approuvent pas les tergiversations des dirigeants des grandes centrales, peuvent se retrouver sur ce même programme et le défendre ensemble auprès de tous les travailleurs. »

Une campagne de propagande des révolutionnaires sur un tel programme, par le biais de propositions unitaires d’Arlette Laguiller au PCF, de tracts, d’affiches, de débats et de discussions avec des militants et travailleurs combatifs, devrait pouvoir être mise en oeuvre dès maintenant. Justement parce qu’une telle campagne ne se place pas sur le terrain électoral. Et parce que, si les mots ont un sens, un « programme d’urgence » s’accommode mal de délais, surtout... électoraux !

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