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9 mars, 17 mars, 24 mars, 31 mars…

Printemps 2016, ce n’est qu’un début !

La manifestation contre la loi Travail de jeudi dernier 17 mars, à l’appel de la jeunesse, a été un succès : les étudiants et lycéens, rejoints par bien des salariés, ont donné une suite à la première journée du 9 mars et posé des jalons pour continuer le 24, puis le 31 mars.

Les rafistolages du gouvernement apportés à la loi El Khomri n’ont pas désamorcé la colère, car l’essentiel demeure. Il y a tout d’abord la colère à l’encontre de ce gouvernement qui se prétendait ‘de gauche’ mais s’est empressé d’aller au-devant de tous les désirs du patronat. Comme dit un slogan imaginé par les jeunes, «  Rose promise, chômdu ». Résultat : «  ça sent le Gattaz, ça va péter », scandaient-ils dans les manifestations. Souhaitons-le !

Pour les salariés, que les étudiants ont ici et là commencé à contacter, il est vital de continuer à se mobiliser contre cette loi qui attaque fondamentalement le CDI, en facilitant les licenciements dits économiques. Le comble du cynisme consiste à vouloir nous faire avaler qu’il faut faciliter les licenciements pour créer des emplois. Comme si les licenciements, fermetures de sites, suppressions massives de postes ces dernières années dans l’automobile comme dans la plupart des grands groupes n’attestaient pas le contraire. Les patrons licencient pour mieux exploiter ceux qui restent.

La baisse de la rémunération des heures supplémentaires leur offre, de ce point de vue, un boulevard. Un avenir dont les jeunes qui se mobilisent n’ont aucune envie : «  Papa, maman, c’est quoi un CDI ? » , pouvait-on aussi lire sur leurs banderoles. Ce n’est certainement pas la prétendue « garantie jeunes » qui y changera quelque chose, en offrant ainsi de la main-d’œuvre gratuite au patronat.

Alors jeudi prochain 24 mars, jour de présentation du projet de loi en Conseil des ministres, rejoignons les jeunes.

Puis le 31 mars, tous ensemble en grève et dans la rue pour exiger le retrait pur et simple de la loi Travail !

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