Montebourg porte-parole des licencieurs
11 février 2013 Brève
Ces derniers jours, Montebourg s’est illustré par des petites phrases qui en disent long sur le soi-disant sauveur de l’industrie française. Après avoir enjoint la CGT de Goodyear à « mettre de l’eau dans son vin », il juge « modérés » les efforts (8260 suppressions de postes et gel des salaires) demandés par la direction de Renault à ses salariés. Et aux ouvriers de PSA, en grève depuis près d’un mois contre la fermeture d’Aulnay, il ose dire que cette fermeture était inéluctable.
Quand les patrons ferment des usines, suppriment des postes, gèlent les salaires, imposent la mobilité forcée, ils sont « modérés ». Mais quand les travailleurs luttent contre ces attaques, ils doivent se calmer et être raisonnables ! Ce n’est pas la production que Montebourg veut redresser, mais les travailleurs qu’il rêve de dresser. A moins que ce soient les travailleurs, tous unis dans la lutte, qui mettent le ministre à la redresse.

