Les accords compétitivité : accroître l’exploitation pour licencier encore plus.
21 janvier 2013 Brève
Le 11 janvier, patronat et certains syndicats signaient un accord sur la « sécurisation de l’emploi », en fait une véritable machine de guerre contre les travailleurs. Les patrons ont fait avaler aux signataires les baisses de salaire, les fluctuations du temps de travail et les mutations forcées.
Quatre jours après la signature de cet accord national, Renault montrait à quel point il s’agit d’une escroquerie : il annonçait la suppression de 7 500 emplois d’ici 2016, en rajoutant qu’il n’y aurait ni licenciements secs ni fermetures de site, mais à condition que les syndicats signent un “accord de compétitivité” où il prévoit flexibilité accrue et allongement du temps de travail. Un chantage applaudi par Montebourg.
La servilité des syndicats signataires de l’accord national est pitoyable. La CGT et FO ont refusé de signer. C’était la moindre des choses. Mais le vrai refus ne peut venir que d’une riposte collective de tous les travailleurs. Gageons que ceux de Renault, et d’autres entreprises, le montreront.

