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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 35, septembre-octobre 2004 > DOSSIER : Défendre les services publics ? Pourquoi ? Comment (...)

DOSSIER : Défendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?

Gauche et droite : la constance

Mis en ligne le 30 septembre 2004 Convergences Politique

En 1986 le gouvernement de Chirac, Mitterrand étant alors président, se signale par l’ampleur des privatisations auxquelles il procède : 1 000 entreprises, comprenant un demi million de salariés, ont été vendues pour un montant équivalent à 13 milliards d’euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants ne procède a aucune renationalisation.

Entre 1993 et 1997, les gouvernements de droite Balladur et Juppé privatisent à nouveau un millier de sociétés, comprenant 400 000 salariés, pour la somme totale de 26 milliards d’euros.

Et c’est le gouvernement Jospin qui, de 1997 à 2001, parachève le travail en privatisant plus de 900 entreprises, comprenant seulement 150 000 salariés, mais pour 31 milliards d’euros, soit 5 milliards de mieux que ses devanciers de droite.

Fin 2002, l’État ne contrôlait plus que 1 600 entreprises, dont 55 principales, le reste étant leurs filiales [1]. Elles totalisaient 1 124 300 salariés. Depuis la liste des privatisées ou privatisables ne cessent de s’allonger : Snecma, Air-France, Aéroports de Paris, EDF, GDF, La Poste, les arsenaux avec DCN, des sociétés d’autoroute, telles que ASF, SANEF ou SAPRR, etc.

La vente des entreprises publiques peut se faire morceau par morceau. Le gouvernement commence par changer le statut de l’entreprise. Ce n’est qu’après qu’il vend et en plusieurs fois. Ainsi France telecom, dont le gouvernement Raffarin vient de céder à nouveau 10,85 %, a vu son capital ouvert et vendu à presque 50 % par son prédécesseur de gauche, au mépris des déclarations faites pendant la campagne électorale de 1997. L’État garde d’ailleurs des participations minoritaires dans le capital de nombre d’entreprises privatisées, comme Renault. En procédant par étapes, les différents gouvernements tentent d’émietter les réactions des salariés.

M. P.


[1Chiffres INSEE. La Caisse des Dépôts développement compte à elle seule 400 filiales.

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