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Centre Hospitalier de Saint-Denis

Bulletin du 11 mai 2021

« Avant nous étions sages »

Le 5 mai, 5e mobilisation des sages-femmes depuis janvier. Les 23 000 sages-femmes de tout le territoire se sentent méprisées par le gouvernement. Elles réclament des effectifs adaptés permettant un accompagnement bien traitant et sécurisé des patientes, une rémunération à hauteur de leurs responsabilités, un véritable statut médical. A Delafontaine, les sages-femmes accumulent les heures supp’ pour pallier le manque d’effectifs, et l’hémorragie continue. Le 5 mai dernier, jour de grève, forte mobilisation à la maternité de St Denis, pas de sages-femmes aux consults, ni en HDJ et une superbe délégation en nombre à la manifestation à Paris : Code Rouge

« Ségur d’avaler la pilule » : vague de luttes...

Après les sages-femmes la semaine dernière, le personnel des services de réanimation s’est mobilisé sur tout le territoire ce mardi. L’appel est venu d’en bas, les grévistes s’organisent sur Facebook. Le 17 mai les IADE seront en grève. Le 18 mai les techniciens de laboratoire. Le 24 les IBODE. Le 29 différents collectifs et syndicats appellent à une journée internationale de la santé. Parmi les assistantes sociales, une pétition a bien circulé et beaucoup cherchent à se montrer dans la rue. D’autres dates sont déjà annoncées pour juin… La colère face aux salaires et aux conditions de travail prend pour le moment la forme de revendications par catégories, mais si tout le monde s’y met cela pourrait devenir un mouvement général. Les bas salaires et les conditions de travail pourries c’est le résultat de politiques d’ensemble qui ne font pas dans la dentelle : personne n’est réellement mieux loti que les autres et ne s’en sortira seul. Ne laissons pas le gouvernement et les capitalistes (comme les trusts pharmaceutiques...) s’en sortir à si bon compte, car pour nous le compte n’y est pas. Les conditions de travail des travailleurs de la santé, c’est aussi un choix de politique de santé publique pour permettre l’accès aux soins de qualité pour tous.

Réanimer les luttes

Dans la presse, il y avait les héros du secteur de la santé, les super-héros des services de réanimation. L’exposition médiatique a peu changé les problèmes de salaires, de moyens adaptés pour pouvoir faire son boulot et que celui-ci soit reconnu au-delà des envolées lyriques. L’ensemble des collègues de réa de Saint-Denis se sont déclarés en grève hier. Ils demandent aussi l’accès à la formation massive et la stagiairisation des CDD et CDI. En bref de vrais objectifs de recrutement !

Qui n’est pas « essentiel » ?

Fin avril, quelques assistantes sociales du CHRU de Nancy lançaient une pétition pour demander à être intégrées aux revalorisations salariales annoncées par dossier de presse… Un discours qui a convaincu près de 1000 signataires en quelques jours : « Au sein de notre institution, notre utilité n’est plus à prouver, alors pourquoi ce mépris pour les carrières sociales ? Pourquoi ne pas reconnaître notre profession à sa valeur ? Notre rôle durant la crise sanitaire est primordial. » Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, tout le monde peut dire pareil dans le secteur de la santé.

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